Dans un nouveau communiqué, Millennial Potash Corp. a confirmé l'octroi d'un permis d'exploration dit “Haute Banio” couvrant 261,39 km² au sud du Gabon, augmentant sa position foncière à près de 1 500 km² autour du projet Banio Potash. Le document précise que cette extension n'est pas simplement territoriale et inclut désormais l'accès à la côte atlantique. Un élément stratégique indispensable pour le développement du projet, notamment pour des infrastructures portuaires potentielles et l'accès à des routes logistiques clefs, comme la route côtière de Mayumba qui relie le gisement aux principales voies de transit.
Le président de l'entreprise, Farhad Abasov, a souligné que la nouvelle zone d'exploration ouvre des opportunités supplémentaires pour étendre la base de ressources et d'options de production futures, tout en s'intégrant pleinement aux démarches déjà engagées, notamment l'étude de faisabilité définitive lancée en début d'année avec le soutien financier partiel de la US International Development Finance Corporation. Cette étude devrait, selon le plan, évaluer des modèles d'exploitation industriels robustes conformes aux normes internationales et fournir une base technique pour une demande de permis d'exploitation.
Ce développement intervient dans un moment particulier pour le secteur minier gabonais. Avec une contribution actuelle de seulement environ 6 % du PIB, les autorités visent une transformation profonde du secteur, avec des objectifs de contribution pouvant atteindre 25 % d'ici 2030. Au centre de cette dynamique, Libreville met l'accent sur la création d'une filière industrielle structurée et non plus uniquement extractive, en valorisant les gisements de manganèse, de fer, d'or et de potasse, tout en améliorant l'environnement réglementaire pour attirer davantage d'investisseurs internationaux.
Parallèlement, le gouvernement gabonais a récemment signé un accord de collaboration géoscientifique avec le Conseil pour la Géoscience de l'Afrique du Sud, visant à intensifier les recherches géologiques nationales et à développer des cartes de ressources plus précises. Cet accord marque une volonté claire du Gabon de renforcer ses capacités techniques internes, notamment pour identifier de nouveaux potentiels miniers, en s'appuyant sur l'expertise sud‑africaine.
Publié le 25/02/26 18:48
La Rédaction
SN
CEMAC