Oil India met un terme à deux décennies de présence dans l'exploration pétrolière au Gabon. Le président du groupe public indien, Ranjit Rath, a confirmé le 17 septembre 2026, devant les actionnaires, que l'entreprise s'était retirée de ses projets d'exploration au Gabon, ainsi qu'au Bangladesh. Cette déclaration, rapportée par Reuters, intervient quelques semaines après la révélation de l'abandon du bloc Shakthi-II, exploité conjointement par Oil India et Indian Oil Corporation.
La présence d'Oil India au Gabon remonte à 2006, année au cours de laquelle le groupe avait fait son entrée sur le bloc Shakthi en qualité d'opérateur. L'entreprise indienne avait par la suite poursuivi ses activités dans le pays avec Indian Oil Corporation. En janvier 2014, les deux groupes ont signé avec la Direction générale des hydrocarbures un contrat de partage de production portant sur Shakthi-II G-245, avec une participation de 50 % chacun et Oil India comme opérateur.
La première phase du contrat a été menée à son terme avant le lancement de la deuxième phase le 16 avril 2017. Celle-ci devait initialement s'achever le 15 avril 2020, mais sa durée a été prolongée par les autorités gabonaises jusqu'au 15 avril 2025. À l'expiration de cette extension, Oil India et Indian Oil Corporation ont décidé de restituer le bloc et de mettre fin au contrat de partage de production. Le projet avait pourtant donné lieu à une découverte pétrolière plus d'une décennie auparavant, selon les informations publiées fin août par The Economic Times.
La sortie du consortium comporte également un coût financier. Les comptes d'Oil India pour l'exercice clos au 31 mars 2026 indiquent que la restitution de Shakthi-II s'est accompagnée du paiement d'une pénalité globale de 10 millions de dollars, soit environ 5,6 milliards FCFA, au titre des engagements de travaux de la deuxième phase qui n'avaient pas été achevés. Cette somme concerne le consortium formé à parts égales par Oil India et Indian Oil Corporation et ne doit donc pas être attribuée à Oil India seule.
La confirmation du 17 septembre clôt ainsi une présence engagée vingt ans plus tôt sans passage du projet Shakthi-II à une exploitation commerciale. Oil India ne donne, dans les déclarations rapportées par Reuters, aucune indication sur un éventuel nouveau projet au Gabon. Le groupe concentre parallèlement ses investissements sur d'autres actifs, notamment en Inde, où sa filiale Numaligarh Refinery prévoit la mise en service d'une nouvelle unité de traitement de 120 000 barils par jour, portant la capacité totale de la raffinerie à 180 000 barils par jour.
Publié le 17/09/26 16:56
La Rédaction
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CEMAC