Le Ghana a perçu 370,3 millions de dollars, soit 209 milliards FCFA, de revenu pétrolier au cours du premier semestre 2025, selon le dernier rapport du Comité d'intérêt public et de responsabilité (PIAC). Ce montant, en baisse de 56% sur un an, traduit la forte contraction de la production nationale de brut, tombée à son niveau semestriel le plus bas depuis 2016.
Le pays, qui produit du pétrole depuis 2010, a vu sa production chuter de 25,9% sur un an, passant de 24,9 millions de barils au premier semestre 2024 à 18,4 millions de barils sur la même période en 2025. Le PIAC attribue cette baisse au déclin naturel des réservoirs et aux fermetures planifiées sur les principaux champs, notamment Jubilee, TEN et Sankofa.
Le champ pétrolier phare de Jubilee a particulièrement souffert, avec une baisse de 32,8%, pour atteindre 11 millions de barils. Ces résultats tiennent principalement aux arrêts de maintenance opérés entre mars et avril, une opération pourtant nécessaire à la pérennité des installations.
Au-delà des contraintes techniques, le rapport du PIAC met en garde contre des risques structurels persistants. Aucun nouvel accord pétrolier n'a été signé depuis 2018, alors que le déclin naturel des champs existants s'accélère. Cette situation souligne le désengagement progressif des investisseurs internationaux, dans un contexte mondial où les majors pétrolières privilégient désormais des projets à coûts réduits et à empreinte carbone limitée.
Le PIAC avertit que, sans nouveaux investissements ni découvertes majeures, la production nationale pourrait continuer à s'effriter, compromettant ainsi une source essentielle de revenus pour l'État ghanéen.
Publié le 09/10/25 21:04
Narcisse Angan
SN
CEMAC