La Banque mondiale promet un investissement de plus de 3 milliards de dollars, soit 4 133 milliards FCFA, dans l'économie ghanéenne, afin de stimuler la croissance économique, en mettant l'accent sur les secteurs de l'agriculture, l'énergie, l'éducation et le développement du secteur privé.
Annoncé à Accra, la capitale, lors d'échanges avec les autorités ghanéennes, cet engagement financier s'inscrit dans une logique d'accompagnement à moyen et long terme. Pour Paschal Donohoe, directeur général de l'institution, il s'agit avant tout de bâtir un partenariat durable. ‘'Nous travaillons avec le gouvernement et le secteur privé pour examiner comment nous pouvons les soutenir en matière d'investissement et de prêts'', a-t-il déclaré, soulignant une approche articulée autour du financement, mais aussi du conseil stratégique.
Au cœur de cette intervention, le renforcement des moteurs traditionnels et émergents de la croissance. L'agriculture, pilier de l'économie ghanéenne, devrait bénéficier d'investissements accrus, notamment dans l'irrigation et la modernisation des chaînes de valeur.
Les infrastructures de transport et le secteur énergétique figurent également parmi les priorités, avec pour objectif d'améliorer la productivité globale de l'économie. En parallèle, un accent particulier est mis sur l'éducation et la formation, considérées comme des leviers essentiels pour préparer une main-d'œuvre qualifiée et compétitive. La Banque mondiale prévoit par ailleurs la publication prochaine d'un rapport sur la croissance et l'emploi, destiné à orienter les politiques publiques et à maximiser l'impact des investissements.
Au-delà des investissements sectoriels, la Banque mondiale insiste sur la nécessité de renforcer le capital humain. L'éducation apparaît comme un axe prioritaire, avec l'ambition de doter les jeunes des compétences nécessaires pour répondre aux exigences d'une économie en mutation. Cet accent sur la formation s'inscrit dans une vision plus large : faire du Ghana un pôle de croissance régional capable de capter davantage d'investissements et de créer des emplois durables.
L'engagement de la Banque mondiale intervient dans un environnement économique mondial marqué par des incertitudes persistantes. Dans ce contexte, le Ghana cherche à consolider ses fondamentaux macroéconomiques tout en accélérant sa transformation structurelle.
Publié le 19/03/26 18:05
Narcisse Angan
SN
CEMAC