Le gouvernement ghanéen a décidé de mettre fin aux allocations de carburant accordées aux ministres et hauts responsables publics, une mesure qui s'inscrit dans une politique de réduction des dépenses de l'État et de gestion plus stricte des ressources publiques. Désormais, ces responsables ne bénéficieront plus de bons d'essence ni de prises en charge spécifiques liées au carburant, et devront assumer eux-mêmes leurs frais de déplacement.
Cette décision a été annoncée dans un contexte de pression sur les finances publiques et de hausse des coûts de l'énergie. Elle vise à réduire les charges supportées par l'État, mais aussi à envoyer un signal d'exemplarité au sein de l'administration. Les autorités estiment que les efforts d'ajustement doivent concerner l'ensemble des acteurs publics, y compris les plus hauts niveaux de responsabilité.
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Le président John Dramani Mahama est à l'origine de cette orientation, qui s'accompagne d'un ensemble de mesures destinées à réorganiser les dépenses publiques. En parallèle de la suppression des avantages en carburant, le gouvernement a également engagé des discussions sur une révision de certaines taxes liées aux produits pétroliers, dans le but d'atténuer l'impact de la hausse des prix sur la population.
Cette réforme intervient alors que plusieurs pays de la sous-région cherchent à mieux encadrer leurs dépenses face aux contraintes budgétaires. Au Ghana, elle est perçue comme un effort de discipline financière et de responsabilisation de l'État dans un contexte économique délicat.
Fanuelle YAO
Fanuelle YAO
Publié le 13/04/26 16:02
La Rédaction
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CEMAC