Le secteur aurifère ghanéen franchit une nouvelle étape dans sa quête de durabilité et de performance. En effet, l'Office de l'or du Ghana (GoldBod), le régulateur de la filière, a conclu un accord avec l'Autorité ghanéenne des études géologiques (GGSA), en vue de la réalisation d'études approfondies dans les zones de Funsi, Atuna et Bensere Est, dans le cadre de la première phase d'un programme structurant.
Cette première phase d'un coût estimé à 27,5 millions de cedis, soit 1,45 milliard FCFA (2,52 millions de dollars), vise à produire des données géoscientifiques précises, indispensables à la mise en place de ‘'mines modèles''. Ces dernières devraient servir de référence en matière de bonnes pratiques, tant sur le plan environnemental que sur celui de la gouvernance et de la productivité.
Cette initiative s'inscrit dans une dynamique de transformation du secteur minier, où la disponibilité de données fiables devient un levier clé pour orienter les investissements et encadrer les activités extractives. En confiant à la GGSA la conduite de ces études, sur une durée de quatre mois, le GoldBod entend poser les bases d'une exploitation aurifère davantage fondée sur la connaissance géologique et la planification stratégique.
Au-delà de la dimension technique, cet accord traduit une volonté politique visant à maximiser les retombées économiques de l'or pour les populations ghanéennes, tout en limitant les impacts négatifs souvent associés à l'exploitation minière artisanale et informelle. Le Ghana, premier producteur d'or en Afrique, est en effet confronté à des défis persistants liés à l'orpaillage illégal, à la dégradation des terres et à la pollution des ressources en eau.
En misant sur une cartographie géologique plus fine et sur des standards d'exploitation mieux définis, les autorités entendent renforcer l'attractivité du secteur pour les investisseurs, tout en améliorant sa régulation. Cette approche, centrée sur la donnée, pourrait également faciliter une meilleure traçabilité de la production aurifère, enjeu crucial dans un contexte international marqué par des exigences accrues en matière de transparence et de responsabilité. Avec ce partenariat, le GoldBod confirme ainsi son ambition de repositionner l'industrie aurifère ghanéenne sur des bases plus durables, conciliant performance économique, préservation de l'environnement et création de valeur locale.
Publié le 17/03/26 09:29
Narcisse Angan
SN
CEMAC