Le Ghana relance sa stratégie de déploiement de la 5G en ouvrant un nouvel appel d'offres pour l'attribution de fréquences mobiles, quelques mois après avoir annulé le modèle de réseau de gros exclusif confié à Next Gen Infraco (NGIC), soutenu par le groupe indien Reliance Industries du milliardaire Mukesh Ambani. Cette décision marque un changement de cap destiné à renforcer la concurrence sur le marché des télécommunications.
L'Autorité nationale des communications (NCA) invite les opérateurs à soumissionner pour des licences portant sur les bandes de fréquences 700 MHz, 2,3 GHz et 3 GHz. Répartis en plusieurs lots, ces droits d'exploitation affichent des prix planchers compris entre 10 millions de dollars (5,6 milliards FCFA) pour la bande 2,3 GHz et 36 millions de dollars (soit 20 milliards FCFA) pour celle de 700 MHz. Les licences seront accordées pour une durée de 15 ans.
En mettant fin au précédent accord exclusif avec NGIC, les autorités ghanéennes entendent instaurer des conditions de concurrence plus équilibrées. Le projet initial avait suscité de vives réserves, plusieurs acteurs estimant qu'il risquait de concentrer le contrôle des infrastructures 5G entre les mains d'un seul opérateur et de limiter l'ouverture du marché.
Les principaux opérateurs, MTN Group et Telecel Group, préparent déjà leurs offres. En raison de sa position dominante sur le marché mobile, MTN devra toutefois s'acquitter d'une prime de 40% sur son offre, une mesure destinée à préserver l'équilibre concurrentiel.
Le calendrier de la procédure est déjà fixé. Les candidatures devront être déposées avant le 6 août, les meilleures offres financières seront dévoilées le 20 août et les lauréats seront annoncés le 28 août.
À travers cette nouvelle mise en concurrence, le Ghana ambitionne d'accélérer le déploiement du très haut débit mobile, de renforcer l'inclusion numérique et de conforter sa position de futur pôle technologique en Afrique de l'Ouest. Les réseaux 5G sont appelés à soutenir la transformation de secteurs clés tels que l'agriculture, la santé, l'industrie et les services numériques.
Publié le 20/07/26 10:29
La Rédaction
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CEMAC