Le 26 février, au palais présidentiel de Malabo, le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue a réuni les principaux responsables concernés par le dossier, notamment les ministres en charge de l'Information, des Télécommunications, des Finances et du Trésor, ainsi que.
Selon les éléments présentés lors de cette rencontre, Une part significative des équipements installés par l'entreprise chargée des travaux, Wayang Teknical, serait de mauvaise qualité. Certains matériels seraient déjà hors service. Le coût additionnel nécessaire pour finaliser l'infrastructure est évalué à 5 millions d'euros, alors que l'offre initiale pour la première phase s'élevait à 1,5 million d'euros.
Les autorités équato-guinéennes ont décidé de ne plus collaborer avec cette société, actuellement visée par des poursuites pour détournement de fonds. Le Premier ministre a été chargé de réunir les départements concernés afin de formuler des propositions permettant de relancer le chantier avec un autre opérateur.
Au-delà des aspects contractuels, le dossier revêt une dimension économique plus large. La TNT ouvre la voie à une meilleure exploitation du spectre hertzien, à la diversification de l'offre audiovisuelle et à l'essor de nouveaux acteurs de la production locale. Pour un pays dépendant des hydrocarbures et engagé dans une stratégie de diversification, le développement d'un secteur audiovisuel modernisé représente un levier d'emplois.
Publié le 03/03/26 10:56
La Rédaction
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CEMAC