menu mobile
L’information économique au cœur des marchés africains

Guinée équatoriale : Comment le pays tente une refonte de son identifiant fiscal et de sa politique de l'emploi

BRVMC0000000 - BRVMC
La BRVM Ouvre dans 25h4min

Le deuxième Conseil interministériel, réuni au ministère des Finances, du Budget et de la Planification nationale, a examiné un programme dense de 16 points touchant à la fiscalité, à l'emploi, à la sécurité maritime et à la coopération internationale. Treize propositions ont été approuvées, dont le projet de décret instaurant un nouveau système de codage du numéro d'identification fiscale, applicable aux personnes physiques, aux personnes morales et aux entités sans personnalité juridique.

Cette réforme du NIF vise à moderniser un outil central de l'administration fiscale équato-guinéenne. En clarifiant l'identification des contribuables, le nouveau système de codage doit faciliter le suivi de la base imposable et la traçabilité des opérations économiques, un enjeu que les entreprises opérant dans le pays suivront de près.

Sur le volet emploi, le Conseil a examiné le Programme national pour l'emploi et la formation (PNEF) ainsi que le projet de création de l'Institut national pour la promotion de l'emploi (INFEGE). Ces deux initiatives doivent structurer les politiques publiques de formation et d'insertion professionnelle, dans un pays où la diversification économique hors hydrocarbures reste un objectif affiché de longue date.

Le Conseil a également validé la mise à jour de la structure des prix des produits raffinés, une mesure aux répercussions directes sur les coûts d'exploitation des entreprises locales, ainsi que le projet de création du Collège national des experts comptables. S'y ajoutent des dossiers de politique étrangère, notamment plusieurs accords avec le Zimbabwe portant sur la protection réciproque des investissements et la coopération économique et commerciale, et l'examen du projet de loi sur la répression de la piraterie maritime, renvoyé à une commission technique.

Pris dans leur ensemble, ces chantiers dessinent une volonté de moderniser simultanément le cadre fiscal et le marché du travail. Leur portée effective dépendra toutefois du rythme de mise en œuvre des textes annoncés et de la capacité des administrations concernées à les traduire en mesures opérationnelles pour les entreprises et les travailleurs équato-guinéens.

Publié le 15/08/26 13:45

La Rédaction

SOYEZ LE PREMIER A REAGIR A CET ARTICLE

Pour poster un commentaire, merci de vous identifier.

8fVmY2J9TsQx1FslMoe1MoG6GQf-H-VeeVxzvcLH3eU False