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Guinée équatoriale : Malabo et le portugais Exclusivkey travaillent à la modernisation des péages routiers

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Le vice-président de la République, Nguema Obiang Mangue, a présidé jeudi 13 août au Palais du Peuple de Malabo une réunion de travail sur la modernisation du système de péage national. La séance a réuni le Premier ministre, les chefs des départements ministériels concernés et des représentants de la société portugaise Exclusivkey. L'entreprise a présenté une proposition visant à améliorer la mobilité, la sécurité et la collecte des recettes au niveau des infrastructures de péage.

L'initiative prévoit l'intégration progressive de nouvelles technologies destinées à automatiser certaines opérations, renforcer le contrôle des véhicules et des paiements, réduire les temps d'attente et fournir des données plus précises sur l'activité enregistrée à chaque station. L'exécutif a précisé que la modernisation ne devait pas se limiter à la dimension technologique. Les autorités ont ainsi demandé aux responsables du projet de travailler sur des propositions de rénovation des stations existantes, incluant de nouveaux modèles de barrières, une meilleure répartition et un élargissement des voies, des systèmes d'éclairage adaptés et une signalétique conforme aux standards en vigueur dans d'autres pays.

Cependant, au-delà de la remise à niveau des infrastructures, c'est bien la fonction de collecte qui est visée en priorité. Le gouvernement a insisté sur la nécessité que le futur système permette un meilleur contrôle de la collecte des recettes, réduise les pertes de revenus potentielles et garantisse une gestion plus transparente des ressources générées par les péages, un objectif qui rejoint directement les efforts engagés en parallèle sur le Compte unique du Trésor et le contrôle des recettes non pétrolières des autres administrations. Pour un poste de recettes longtemps réputé difficile à tracer, l'introduction d'un contrôle électronique des paiements équivaut à un changement de nature plutôt que de degré : elle transforme un flux jusqu'ici largement déclaratif en un flux vérifiable en temps réel, condition de base pour que ces recettes pèsent effectivement dans l'équation budgétaire.

Le choix d'un opérateur étranger spécialisé pour ce type de projet illustre une tendance plus large en zone CEMAC, où plusieurs États explorent la digitalisation de la collecte fiscale et parafiscale pour compenser la baisse tendancielle des revenus pétroliers. Le gouvernement présente cette initiative comme une démarche de sécurisation et de modernisation du service aux usagers, mais son test décisif se jouera, si le projet se concrétise, sur sa capacité à produire, dans la durée, des données de recettes exploitables et un delta mesurable par rapport à la collecte actuelle, un point que les prochains rapports d'exécution budgétaire permettront de vérifier.

Publié le 15/08/26 14:57

La Rédaction

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