Démission du gouvernement faute de performance, restructuration de Ceiba Intercontinental via Lufthansa Consulting, finalisation du chantier de l'île de Corisco, l'exécutif équato-guinéennes est sur tous les fronts. Dernière activité en date, la réunion de travail consacrée au renforcement du contrôle des dépenses au sein des entreprises publiques et organismes autonomes de l'État. Une commission technique vient d'être mise en place pour évaluer la situation administrative et financière de plus de cinquante entités à participation étatique avec plan de restructuration, destiné à corriger les défaillances de gestion identifiées dans leur fonctionnement.
Le dispositif proposé prévoit la création d'un comité de pilotage chargé de superviser le processus de réforme, ainsi que la réalisation d'audits organisationnels et financiers pour établir un état des lieux exhaustif de chaque entité. Plusieurs catégories de décisions seront désormais soumises à une supervision accrue : signature de contrats de maintenance, ouverture de comptes bancaires, création de nouveaux départements internes et octroi de bénéfices. Autant de leviers identifiés comme zones de risque dans la gestion courante des entreprises publiques.
À l'issue de la présentation, le Vice-Président a salué le travail du Premier Ministre par intérim et de la commission technique, tout en insistant sur trois priorités opérationnelles : un contrôle renforcé des conseils d'administration, une révision des grilles de paie et des contrats de maintenance en cours, et une clarification des compétences attribuées aux directeurs généraux. Il a par ailleurs demandé un état détaillé des engagements financiers contractés par ces entités auprès des établissements bancaires, afin de documenter leur niveau d'endettement et les motifs ayant justifié ces souscriptions de crédit.
Outre l'audit, l'Exécutif étudie l'instauration de contrats de gestion pour les dirigeants des entreprises publiques et organismes autonomes, dont le maintien en fonction serait conditionné à l'atteinte d'objectifs de performance définis contractuellement. Cette piste s'inscrit dans une logique affichée de transition vers un modèle de gouvernance publique fondé sur les résultats, la transparence et l'efficacité de gestion. Le calendrier de mise en œuvre du plan de restructuration, le périmètre exact des entités concernées par secteur, ainsi que les modalités de publication des conclusions d'audit n'ont pas encore été précisés.
Publié le 17/06/26 15:48
La Rédaction
SN
CEMAC