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La Côte d’Ivoire inaugure la 1ère usine de transformation de la coque de cajou en Afrique

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La Côte d'Ivoire confirme son ambition de devenir un champion africain de l'industrialisation verte. Le pays a en effet, inauguré ce 18 juin, à Attinguié, dans la zone industrielle PK 31, une usine commerciale de grande capacité de production de biochar à base de coques de cajou, présentée comme la première sur le continent africain.

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Portée par le groupe singapourien Valency International, à travers sa filiale Revata Carbon, cette unité industrielle dispose d'une capacité annuelle de traitement d'environ 20 000 tonnes de résidus de cajou et produira près de 6 000 tonnes de biochar par an. Cela marque un tournant dans la valorisation des sous-produits agricoles et positionne la Côte d'Ivoire comme un acteur émergent de l'économie circulaire africaine.

Cette nouvelle unité est la troisième installation industrielle en terre ivoirienne réalisée par le singapourien, après la mise en service en juin 2024, de sa première usine, dédiée à l'épluchage et l'emballage de noix de cajou, et la seconde, destinée à la transformation de noix de cajou, ouverte en janvier 2025.

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Longtemps considérées comme un sous-produit encombrant de l'industrie du cajou, les coques de noix de cajou changent désormais de statut. Grâce à la technologie développée par Revata Carbon, elles seront transformées en biochar, un matériau carboné à forte valeur ajoutée utilisé notamment pour améliorer la fertilité des sols, accroître leur capacité de rétention d'eau et contribuer au stockage du carbone.

Mais le potentiel de cette technologie ne s'arrête pas là. L'usine produira également des engrais, des huiles destinées au bitume et des compléments énergétiques, ouvrant la voie à l'émergence d'une nouvelle branche de chimie de spécialité en Côte d'Ivoire. Cette innovation permet non seulement de réduire les déchets industriels, mais aussi de créer une nouvelle chaîne de valeur autour de l'anacarde, secteur dans lequel la Côte d'Ivoire occupe déjà une place de premier plan à l'échelle mondiale.

Un levier de compétitivité pour la filière anacarde

Premier producteur mondial de noix brutes de cajou, la Côte d'Ivoire cherche depuis plusieurs années à accroître la transformation locale de sa production et à maximiser la valeur ajoutée générée sur son territoire. L'usine d'Attinguié s'inscrit pleinement dans cette stratégie. En valorisant les résidus issus du décorticage, elle améliore la rentabilité globale de la filière, tout en offrant de nouvelles sources de revenus aux producteurs et aux transformateurs. Pour les promoteurs, cette approche permettra de rendre la filière plus compétitive, tout en répondant aux exigences croissantes en matière de durabilité et de responsabilité environnementale.

Le CEPICI, catalyseur de l'investissement industriel

L'implantation de Revata Carbon illustre également le rôle prépondérant joué par le CEPICI dans l'attraction des investissements internationaux. La genèse du projet remonte au Singapore Africa Business Forum, où le CEPICI, sous la houlette de sa directrice générale, Solange Amichia, a initié les premiers échanges avec le groupe Valency International.

Une rencontre qui s'est progressivement transformée en investissement concret, témoignant de la capacité de l'institution à attirer et accompagner des projets industriels innovants. En saluant cette réalisation, la patronne du CEPICI a réaffirmé l'engagement de son institution à soutenir les investisseurs, tout au long du cycle de vie de leurs projets. Son ambition est de faire émerger une Côte d'Ivoire industrialisée, compétitive et créatrice de valeur à l'horizon 2030.

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Avec cette première usine africaine de biochar à base de coques de cajou qui va générer plusieurs emplois directs et indirects, la Côte d'Ivoire ne se contente plus d'être un géant agricole. Elle affirme désormais son ambition de devenir l'un des leaders africains de l'industrie verte et de l'économie circulaire, en transformant ses ressources locales en moteurs de croissance durable.

Publié le 20/06/26 10:17

Narcisse Angan

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