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Le Burkina adopte une période de transition de 36 mois

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Un peu plus d'un mois après le coup d'Etat qui a renversé le président Roch Marc Christian Kaboré le 24 janvier dernier et ouvrant la voie à une période transitoire dirigée par le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, une charte constitutionnelle de cette transition a finalement été adopté par les 350 délégués issus des forces vives de la nation et signée dans la nuit de lundi à mardi, selon plusieurs sources.

Celle-ci prévoit l'organisation d'élections dans un horizon de 36 mois contrairement au 30 mois proposés par la commission technique et stipule en outre que ni l'actuel président Paul-Henri Sandaogo Damiba, ni son premier ministre, ni le président du parlement ne pourront se présenter aux futures élections générales (présidentielle, législatives et municipales) qui mettront fin à la période transitoire.

La charte précise également qu'un gouvernement de 25 membres au maximum sera constitué et l'organe législatif aura une composition de 71 représentants. Parmi ces parlementaires, il y aura 21 personnes désignées par le président de la transition, 16 représentants des forces de défense et de sécurité, 13 représentants des organisations de la société civile, 8 représentants des partis politiques et 13 représentants des différentes régions du pays. Ils percevront tous un salaire pour leur travail contrairement à ce que la commission technique avait proposé.

Voir aussi - Burkina Faso : Le conseil constitutionnel consacre Paul-Henri Damiba ‘'président''

Par ailleurs, il faut signaler que le compteur marquant le démarrage effectif de la transition sera activé à compter de ce 2 mars, date prévue pour l'investiture du président de la transition Paul-Henri Sandaogo Damiba qui avait prêté serment le 16 février dernier devant le conseil constitutionnel.

Pendant ces 36 mois de transition, le gouvernement aura pour principale mission de " lutter contre le terrorisme, restaurer l'intégrité du territoire national " et en " assurer la sécurité ". De plus, elle aura à " apporter une réponse efficace et urgente à la crise humanitaire et aux drames socioéconomiques et communautaires provoqués par l'insécurité " et devra également renforcer la gouvernance et la lutte contre la corruption.

Publié le 01/03/22 09:53

Narcisse Angan

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