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Le changement climatique pourrait compromettre l'élan économique de la Côte d'Ivoire selon la Banque mondiale

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Avec l'une des croissances les plus rapides en Afrique subsaharienne au cours de la décennie écoulée(7,9% en moyenne entre 2012 et 2022), l'économie de Côte d'Ivoire n'est pas à l'abri des effets du changement climatique, certifie un rapport pays de la Banque mondiale intitulé Country Climate and Development Report(CCDR). Selon l'institution, les effets de ce changement commencent déjà à se faire ressentir dans le pays à travers des phénomènes météorologiques imprévisibles, une hausse du niveau des océans, la dégradation des zones côtières, les inondations, des vagues de chaleur extrêmes...

Dans ce sillage, une enquête menée par la Société Financière Internationale, la branche de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, montre que 80 % des entreprises ivoiriennes interrogées sont déjà touchées par les impacts du changement climatique et que ces derniers grèvent les revenus, les coûts et les investissements.

Les effets sur le pays pourraient être bien plus graves. Selon l'institution basée à Washington, le changement climatique devrait réduire le PIB réel de 13% d'ici à 2050, "ce qui empêcherait 1,63 million de personnes de s'affranchir de la pauvreté".

Par ailleurs, les filières clés de l'économie comme celles du cacao et de l'énergie, courent le risque de connaître des contre-performances si aucune mesure n'est prise pour faire face aux impacts climatiques et tirer parti des mutations technologiques ou des changements réglementaires. "Cette situation laisse penser que la Côte d'Ivoire n'atteindrait le statut de pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure qu'à la fin des années 2040 ou après 2050 (en fonction du scénario climatique), ce qui est loin des ambitions déclinées dans la Vision 2030 du pays".

"Le rapport national sur le climat et le développement (CCDR) pour la Côte d'Ivoire représente un signal d'alarme pour le pays. Les autorités doivent passer immédiatement à l'action de façon décisive pour s'attaquer au changement climatique tout en promouvant un développement durable. Les choix faits aujourd'hui détermineront l'avenir du pays et le bien-être de tous les Ivoiriens, y compris les plus vulnérables", lance Marie-Chantal Uwanyiligira, directrice des opérations de la Banque mondiale pour la Côte d'Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo.

Pour atténuer ces impacts voire inverser la tendance, l'institution estime à 22 milliards de dollars (13 240,3 milliards FCFA), les investissements à consentir par le pays, sans donner trop de lisibilité sur les mécanismes de mobilisation de ces fonds qui équivaut presqu'au budget 2023 de la première puissance économique de l'UEMOA.

Il est également préconisé la mise en place de "réformes réglementaires et institutionnelles ainsi que des fondements en matière de questions climatiques afin de gérer efficacement les impacts climatiques". Le rapport souligne également le rôle essentiel à jouer par le secteur privé pour s'investir davantage dans l'adaptation climatique et les efforts d'atténuation.

Publié le 24/11/23 19:02

La Rédaction

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