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Le FMI approuve un financement de 302 millions de dollars pour le Burkina Faso

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Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un accord de financement de 302 millions de dollars (185,8 milliards FCFA) pour le Burkina Faso. Ce financement, qui s'étend sur une période de 48 mois, vise à aider le pays à surmonter ses problèmes économiques actuels.

Le Burkina Faso est confronté à des défis économiques majeurs, notamment des problèmes de balance des paiements, l'impact de la pandémie de COVID-19, des conditions météorologiques défavorables, une détérioration de la sécurité intérieure, une crise alimentaire et les retombées de la guerre en Ukraine. Ces facteurs ont perturbé l'activité économique, affecté les moyens de subsistance et exacerbé les déséquilibres macroéconomiques.

Le financement du FMI s'inscrit dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC) (un programme à travers lequel le FMI prête de l'argent aux pays en difficultés financières prolongées). Il vise à créer une marge de manœuvre budgétaire pour les dépenses prioritaires, à renforcer la résistance aux chocs tout en réduisant la pauvreté, et à renforcer la discipline budgétaire, la transparence et la gouvernance. Il aidera également à combler les déficits de financement liés à des conditions financières tendues, à des déficits budgétaires importants, à la vulnérabilité de la dette, à l'insécurité alimentaire et à des conditions de sécurité fragiles.

A terme, la FEC permettra de créer un espace budgétaire pour les dépenses prioritaires, renforcer la résilience aux chocs tout en réduisant la pauvreté, et renforcer la discipline budgétaire, la transparence et la gouvernance. Le programme aidera les autorités à combler les déficits de financement dans un environnement politique caractérisé par le resserrement des conditions financières sur le marché obligataire régional, l'augmentation des déficits et des vulnérabilités de la dette, et la faiblesse du soutien des donateurs.

‘‘Un engagement résolu en faveur du programme de politiques et de réformes prévu par l'accord, ainsi que le respect du calendrier de la transition politique, seront essentiels pour préserver la viabilité des finances publiques et de la dette, ancrer les perspectives macroéconomiques du pays et catalyser des financements concessionnels supplémentaires'', explique Kenji Okamura, directeur général adjoint de l'institution.

Notons que Ouagadougou connait un ralentissement économique depuis 2022 (3,2% contre 6,9% en 2021) dû à l'instabilité sociopolitique, aux coups d'État militaires, à la dégradation de l'environnement sécuritaire et aux conséquences de la guerre en Ukraine. La baisse des activités extractives (-13,6% en 2022 contre 7,3% en 2021) après la fermeture de certaines mines pour cause d'insécurité a également affecté la croissance du pays. D'autres obstacles tels que l'accélération du taux d'inflation, la hausse des dépenses publiques pour faire face aux défis sécuritaires et humanitaires et aux subventions aux produits pétroliers, le risque de surendettement, entre autres, impactent aussi négativement l'économie du pays.

Publié le 22/09/23 10:36

Jean-Marc Gogbeu

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