Le Ghana prépare activement un dispositif destiné à faciliter l'introduction des banques commerciales sur la Ghana Stock Exchange, dans une initiative pilotée par la Banque centrale. L'institution monétaire a officiellement installé des comités chargés d'élaborer un cadre réglementaire et opérationnel visant à encadrer et accompagner le processus de cotation. L'objectif est clair renforcer la solidité du secteur bancaire tout en dynamisant le marché des capitaux local.
La Banque du Ghana entend créer un environnement structuré qui permettra aux établissements financiers de répondre aux exigences de transparence, de gouvernance et de conformité nécessaires à une entrée en bourse réussie. Deux instances ont été constituées pour conduire les travaux, l'une chargée de l'orientation stratégique et l'autre des aspects techniques. Leur mission consiste à proposer des normes précises, harmonisées avec la réglementation existante, afin d'assurer un processus ordonné et crédible.
Au-delà de la dimension réglementaire, l'initiative s'inscrit dans une vision plus large de développement du marché financier ghanéen. Les autorités souhaitent encourager la mobilisation de l'épargne domestique, notamment celle des fonds de pension et des investisseurs institutionnels, en orientant davantage de capitaux vers des actifs bancaires cotés. En favorisant l'élargissement de l'actionnariat local, le régulateur ambitionne également d'accroître la participation des citoyens au financement de l'économie nationale.
Cette stratégie intervient dans un contexte de consolidation du secteur bancaire après plusieurs années de réformes et d'ajustements structurels. Pour la Banque centrale, une présence accrue des banques sur le marché boursier pourrait renforcer la discipline de marché, améliorer la transparence financière et soutenir la stabilité du système. La cotation impose en effet des obligations accrues de publication d'informations et de gouvernance, susceptibles de consolider la confiance des investisseurs.
À terme, les autorités espèrent que cette dynamique contribuera à approfondir le marché des capitaux ghanéen, encore relativement étroit comparé à d'autres places africaines. En facilitant l'accès des banques aux financements par actions, le pays cherche à diversifier les sources de capitaux disponibles pour soutenir la croissance économique et réduire la dépendance au financement exclusivement bancaire ou extérieur.
Les travaux des comités devraient déboucher sur des recommandations concrètes dans les prochains mois. Leur mise en œuvre pourrait marquer un tournant pour la Bourse d'Accra, appelée à jouer un rôle plus central dans le financement du secteur financier et, plus largement, de l'économie ghanéenne.
Publié le 11/02/26 18:44
La Rédaction
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CEMAC