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Nigeria : 500 millions $ de la Banque mondiale pour améliorer l’accès à électricité

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Le Bureau des entreprises publiques (BEP), bras séculier du gouvernement fédéral nigérian en matière de privatisation des entreprises publiques et de libéralisation des secteurs économiques clés, a annoncé via un communiqué que la Banque mondiale avait approuvé un prêt de 500 millions USD en faveur du pays. Cette enveloppe vise à améliorer les performances financières et techniques des sociétés de distribution, qui ont eu du mal à augmenter leur capacité plus d'une décennie après que le Nigeria ait décidé de privatiser le secteur.

Le secteur électrique du Nigéria est confronté à de nombreux défis notamment un réseau défaillant, des pénuries de gaz, un endettement élevé et le vandalisme sur les installations. Le pays dispose d'une capacité installée de 12 500 mégawatts, mais peine à approvisionner efficacement les ménages, laissant plusieurs zones dans le noir. Les sociétés de distribution d'électricité au Nigeria ont été largement critiquées comme étant le maillon le plus faible de la chaîne de valeur de l'électricité du pays.

Le prêt de la Banque mondiale servira donc à "améliorer les opérations financières et techniques des sociétés de distribution grâce à des investissements en capital et au financement d'éléments clés de leurs plans d'amélioration des performances, qui ont été approuvés par la Commission de régulation de l'électricité du Nigeria", indique le communiqué. Concrètement, il est attendu un "renforcement des investissements dans les infrastructures de distribution essentielles, une amélioration des pertes, un accroissement de l'approvisionnement en électricité, la viabilité financière dans le secteur de l'électricité et l'amélioration de la transparence et la responsabilité".

Cette annonce intervient un mois après que les autorités nigérianes aient augmenté les tarifs pour les gros consommateurs. Une décision qui devrait s'étendre à toutes les couches sociales dans le sillage des mesures gouvernementales visant à supprimer les subventions sur l'électricité afin d'alléger les pressions sur les finances publiques. Cette décision viendrait affaiblir davantage le pouvoir d'achat des ménages déjà pris en tenailles par un taux d'inflation historiquement élevé (33,7% en avril 2024) et une forte dépréciation du naira, la monnaie locale.

Cédrick JIONGO

Publié le 31/05/24 17:49

La Rédaction

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