Le Fonds africain de développement (FAD), le guichet de la Banque africaine de développement, a approuvé un don de 1,7 milliard FCFA destiné à appuyer la compétitivité du secteur privé dans les huit pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine. Cette enveloppe vise à accompagner la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine et à renforcer l'intégration économique dans la région.
Cette initiative concerne le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Elle ambitionne de mieux positionner les économies de l'espace UEMOA face aux opportunités de production et d'échanges offertes par la ZLECAf, tout en améliorant les mécanismes de coopération commerciale et de coordination régionale.
Le programme prévoit l'organisation de concertations nationales entre les comités en charge de la ZLECAf afin d'évaluer l'état d'avancement de sa mise en œuvre et de définir des cadres d'application plus cohérents. Un atelier au niveau régional devra également permettre d'harmoniser les mécanismes de suivi et de renforcer la responsabilité des acteurs impliqués dans l'intégration économique.
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Au-delà des réformes institutionnelles, le projet inclut un accompagnement direct du secteur privé. Quatre-vingts petites et moyennes entreprises prêtes à exporter bénéficieront d'un programme de formation de formateurs. Les modules porteront sur les procédures d'exportation, l'accès au financement, la conformité aux normes internationales, l'usage des technologies émergentes et les pratiques de production durables. Une attention particulière sera accordée aux entreprises dirigées par des femmes et des jeunes.
Pour Lamin Barrow, directeur général de la Banque africaine de développement pour l'Afrique de l'Ouest, cette opération s'inscrit dans une dynamique d'harmonisation des stratégies nationales et de consolidation des efforts régionaux. Il souligne que l'objectif est de renforcer la cohérence des actions engagées et d'améliorer l'efficacité des dispositifs déjà existants en matière d'intégration économique.
Les retombées attendues concernent à la fois les administrations publiques impliquées dans la mise en œuvre de la ZLECAf et les acteurs du secteur privé. L'ensemble des populations de l'Union, estimées à plus de 147 millions de personnes, devrait également bénéficier à terme d'une amélioration des échanges commerciaux, d'une réduction des coûts de transaction et d'un élargissement des opportunités économiques.
Fanuelle YAO
Fanuelle YAO
Publié le 15/04/26 12:24
La Rédaction
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CEMAC