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Niger : Un décaissement de 91 millions USD du FMI attendu en mars

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Le Niger s'apprête à bénéficier d'un nouvel appui financier du Fonds monétaire international (FMI). En effet, à l'issue de discussions techniques tenues entre décembre 2025 et février 2026, les services du FMI et les autorités nigériennes ont conclu un accord au niveau des services sur le huitième examen du programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) et le quatrième examen au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).

Si le Conseil d'administration du FMI valide cet accord lors de sa réunion prévue en mars prochain, le Niger pourrait obtenir un décaissement total d'environ 91 millions de dollars, soit 50,42 milliards FCFA, dès le mois prochain. Dans le détail, l'achèvement du huitième examen au titre de la FEC permettrait un décaissement de 43,8228 millions de DTS, soit environ 61 millions de dollars, tandis que le quatrième examen au titre de la FRD ouvrirait droit à 21,714 millions de DTS, soit près de 30 millions de dollars supplémentaires.

Au total, ces financements représentent un ballon d'oxygène significatif pour les finances publiques nigériennes, confrontées à des besoins croissants dans un contexte sécuritaire et climatique particulièrement exigeant. Cette enveloppe viendrait contribuer à couvrir les besoins de financement extérieur et à soutenir les dépenses prioritaires, notamment en matière d'infrastructures, de résilience climatique et de stabilisation macroéconomique.

Une croissance robuste malgré les chocs

Malgré un environnement marqué par l'insécurité et des chocs climatiques récurrents, l'économie nigérienne affiche une résilience notable. Le FMI anticipe une croissance de 6,9% en 2025 et de 6,7% en 2026. L'inflation, en net recul grâce à une récolte favorable, a enregistré une baisse de 4,6% en 2025, avant une remontée modérée attendue en 2026. Toutefois, les risques restent orientés à la baisse, en raison de la persistance des chocs sécuritaires ; des aléas climatiques ; d'un possible durcissement des conditions de financement mondiales ; et d'une réduction potentielle de l'aide extérieure.

Le déficit budgétaire pour 2025 devrait rester conforme aux objectifs du programme appuyé par le FMI. En 2026, il devrait temporairement se creuser pour atteindre 3,7% du PIB, en raison de besoins accrus liés aux chocs climatiques. Les autorités nigériennes ont néanmoins identifié des mesures d'ajustement en matière de recettes et de dépenses, prêtes à être activées en cas de détérioration des conditions de financement. La stratégie d'endettement demeure prudente, avec un recours prioritaire aux financements concessionnels et un allongement des maturités de la dette intérieure, afin d'alléger la pression sur le service de la dette.

Des réformes structurelles au cœur du programme

Le programme soutenu par le FMI ne se limite pas à l'appui budgétaire. Il vise également à renforcer durablement la stabilité macroéconomique et à jeter les bases d'une croissance inclusive, tirée par le secteur privé. Parmi les réformes clés figurent le déploiement progressif du compte unique du Trésor ; la relance des comités d'arbitrage et de régulation des marchés publics ; le renforcement de la gestion des finances publiques ; l'intensification de la lutte contre la corruption ; et l'amélioration de la mobilisation des recettes. Le volet résilience climatique, soutenu par la FRD, appuie quant à lui l'intégration des risques climatiques dans la planification budgétaire et les projets d'investissement public.

Publié le 19/02/26 12:29

Narcisse Angan

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