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RDC : 100 millions de dollars pour réduire la fracture mobile

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Helios Towers va investir 100 millions de dollars en République démocratique du Congo pour étendre ses infrastructures télécoms et améliorer la couverture réseau, notamment dans les zones les moins desservies. L'annonce a été faite le 31 mars 2026 lors d'une cérémonie organisée à Kinshasa, selon les informations de la cellule de communication et les éléments relayés par l'Agence nationale pour la promotion des investissements (Anapi). 

L'entreprise, spécialisée dans les infrastructures passives, prévoit de déployer ses équipements dans 23 provinces, dont Kinshasa, le Lualaba, le Nord-Kivu ou encore le Kasaï. L'initiative est menée avec l'appui de l'Agence nationale pour la promotion des investissements, qui accompagne le projet depuis sa structuration jusqu'à sa mise en œuvre, selon les autorités congolaises.

Le modèle économique d'Helios Towers repose sur la mutualisation des infrastructures. L'entreprise construit et exploite des tours partagées sur lesquelles plusieurs opérateurs peuvent installer leurs équipements actifs. Cette approche réduit les coûts d'investissement et accélère le déploiement, tout en limitant les besoins énergétiques.

Les pouvoirs publics congolais intègrent désormais ce modèle dans leur politique numérique. Le Fonds de développement du service universel mise sur les sociétés de tours pour financer et déployer les infrastructures passives, laissant aux opérateurs la fourniture des services.

Cette orientation vise à connecter plusieurs dizaines de millions de personnes supplémentaires, en priorité dans les zones rurales. Selon la GSMA, 46 % de la population congolaise n'a toujours pas accès au haut débit mobile et un quart des habitants reste hors de portée de tout réseau, y compris la 2G.

La République démocratique du Congo figure parmi les marchés télécoms les moins couverts d'Afrique malgré son poids démographique. D'après les données de l'Union internationale des télécommunications, près de 55 % de la population ne bénéficiait pas de la 4G en 2024, tandis qu'environ huit Congolais sur dix n'utilisaient pas Internet.

Les chiffres disponibles illustrent l'ampleur du retard. Toujours selon l'UIT, les réseaux mobiles couvraient 75 % de la population en 2G, 55 % en 3G et 45 % en 4G en 2024. Le taux de pénétration d'Internet restait limité à 19,7 %, contre 44,3 % pour la téléphonie mobile.

Ces écarts s'expliquent en partie par le coût croissant de l'extension des réseaux. L'GSMA indique que la progression de la couverture devient de plus en plus onéreuse à mesure que les opérateurs s'approchent des zones rurales isolées. Le passage de 75 % à 80 % de couverture nécessite environ 150 nouveaux sites, mais atteindre 95 % suppose plusieurs milliers d'installations supplémentaires.

Perton Biyiha

Publié le 02/04/26 18:23

La Rédaction

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