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RDC : une centrale de 55 millions USD pour desservir 400 000 habitants en électricité dans le Sud-ouest du pays

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La République démocratique du Congo a officiellement mis en service, le 23 mars 2026, la centrale hydroélectrique de Kakobola, une infrastructure attendue de longue date dans la province du Kwilu, dans le Sud-Ouest du pays. Selon les autorités congolaises, cette installation de 10,5 mégawatts doit désormais alimenter plus de 400 000 personnes, dans une région jusqu'ici largement déficitaire en électricité. D'après les informations communiquées à l'issue de la cérémonie, la centrale fonctionne selon un système au fil de l'eau et s'appuie sur un dispositif complet intégrant production, transport et distribution.

Le projet, dont le coût est évalué à 55 millions de dollars, a été financé conjointement par l'India Exim Bank et l'État congolais. Les travaux de construction de la centrale, lancés en 2010 et confiés à l'entreprise indienne Angelique International, avaient connu plusieurs interruptions avant de reprendre en 2020, comme l'avaient alors rapporté des médias locaux.

Le dispositif institutionnel encadrant l'exploitation de la centrale a également été précisé. D'après les autorités, la Société nationale d'électricité assurera la gestion à titre transitoire, en attendant la sélection d'un opérateur privé à l'issue d'un appel à concurrence. Des sources gouvernementales indiquent par ailleurs qu'un tarif provisoire doit être fixé par voie réglementaire afin de permettre le démarrage effectif de la distribution. En parallèle, une réforme est annoncée pour structurer la commercialisation de l'électricité produite, avec le recours envisagé à une entité externe chargée d'appuyer les activités commerciales et techniques.

À l'échelle nationale, ce type d'infrastructure reste cependant une réponse partielle à un déficit structurel. D'après les données de la Banque mondiale à peine 21 % de la population dispose aujourd'hui d'un accès à l'électricité. Ce niveau figure parmi les plus faibles du continent et constitue un frein direct à l'industrialisation et à la création d'emplois. Pour inverser cette tendance, Kinshasa a engagé un programme articulé autour du Pacte national de l'énergie, aligné sur l'initiative continentale Mission 300. Selon les engagements officiels, ce cadre prévoit une montée en puissance des investissements dans la production, une ouverture accrue au secteur privé et une réforme de la Société nationale d'électricité, avec un objectif de taux d'accès porté à 62 % d'ici 2030.

Perton Biyiha

Publié le 25/03/26 09:41

La Rédaction

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