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SEEG - Suez : Le chantier de 132 milliards FCFA pour relancer l’eau au Gabon

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Dix mois après sa signature à Paris, le partenariat stratégique entre la Société d'Énergie et d'Eau du Gabon (SEEG) et le groupe français SUEZ entre officiellement en phase opérationnelle. Conclu le 29 avril 2025 pour un montant de 200 millions d'euros, soit 131,4 milliards FCFA, sur une durée de cinq ans et demi, le contrat vise à optimiser la production et la distribution d'eau potable à Libreville et dans les grandes villes de l'intérieur.

Le dispositif opérationnel s'articule autour de 16 actions couvrant l'ensemble de la chaîne de valeur, production, transport, distribution et relation clientèle et de 14 référents techniques internes, officiellement nommés pour piloter les chantiers prioritaires. Parmi les interventions clés figurent la réhabilitation du réseau de canalisations du Grand Libreville (Libreville, Ntoum, Owendo), la lutte contre les fuites, la sécurisation des branchements et la modernisation du système de comptage et de facturation. Une structure dédiée, baptisée " le Lab ", a été mise en place comme cheville ouvrière du projet, dans un modèle de co-construction entre experts SUEZ et techniciens gabonais.

Le contrat inclut des indicateurs de performance précis, notamment la réduction des pertes d'eau sur les réseaux, l'amélioration du rendement de facturation et l'élargissement de l'accès à l'eau potable. Sur le volet compétences, SUEZ déploiera sa méthodologie WIKTI pour évaluer les savoir-faire par segment d'activité et concevoir des formations sur mesure, en lien avec le Centre des Métiers de la SEEG. Le redressement financier de la SEEG, plombée par une dette de près de 97 milliards FCFA d'impayés à fin octobre 2025, est également intégré au périmètre contractuel.

A noter que dans le cadre du contrat, le début du remboursement du financement est conditionné à la satisfaction des consommateurs, ce qui offre au Gabon un avantage de trésorerie sur la durée du projet. L'État français soutient également l'opération en facilitant un prêt à taux compétitifs, tandis qu'une enveloppe de 60 millions d'euros est réservée à la sous-traitance aux PME gabonaises, créant un effet de levier sur l'économie locale. La viabilité du modèle reste néanmoins suspendue à la capacité des autorités à résorber les arriérés de l'État envers la SEEG.

Idrissa Diakité

Publié le 13/03/26 11:35

La Rédaction

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