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Sénégal : Pourquoi le gouvernement refuse toujours la restructuration de sa dette ?

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Au Sénégal, on en sait un plus sur les refus catégoriques du gouvernement de procéder à une restructuration de sa dette malgré un contexte économique et financier tendu. À l'Assemblée nationale, le ministre des Finances et du Budget Cheikh Diba, a levé un coin du voile concernant la gestion de la dette. À l'en croire, c'est un pur choix technique, et bien étudié.

" Nous ne refusons pas la restructuration par orgueil, mais parce que nous estimons qu'il y a une solution scientifique économique et technique qui nous permettent de traiter le sujet de la dette. C'est la gestion active de la dette. Nous misons sur deux leviers. Le premier concerne la dette bancaire. L'autre, concerne la gestion de la dette extérieure ", a dit le ministre des Finances et du Budget.

Sur le premier point, l'argentier de l'Etat a indiqué que la titrisation des créances bancaires a permis de dégager 500 milliards d'espaces budgétaires en 2025.  " Nous avons commencé depuis fin 2024 à travailler sur la gestion active de la dette bancaire locale. Les tombées déchéance sur la dette bancaire locale étaient à plus de 820 milliards FCFa avec une pression forte sur la liquidité des banques. Nous avons invité les banques à travers des interventions sur le Marché financier régional à titriser certaines de ces créances ", a expliqué le ministre Cheikh Diba.

Pour ce qui est de la dette extérieure, le gouvernement table sur la mobilisation de ressources longues en s'appuyant sur le concours de certaines institutions. " Nous comptons travailler sur des instruments de rehaussement avec le MIGA, la BAD, pour mobiliser des ressources à des coûts beaucoup plus faibles à des maturités longues ", a exposé le ministre des Finances et du Budget.

Concernant les relations avec le Fonds monétaire international, le ministre Cheikh Diba a souligné que les discussions sont dans une bonne dynamique et devraient garantir prochainement la conclusion d'un nouveau cadre de partenariat. Depuis septembre 2024, avec l'histoire de la dette cachée, le Sénégal attend un nouveau décaissement de l'institution de Bretton Woods.

Prenant la parole, le premier ministre Ousmane Sonko a souligné que la dette publique du Sénégal est de l'ordre de 119%. À l'en croire, c'est un facteur de blocage pour le Gouvernement, qui en lieu et place des investissements gèrent ses échéances à date. Pour 2026, a-t-il dit, le service de la dette est de plus de 5100 milliards FCFA.

Publié le 25/02/26 10:11

Mouhamadou Dieng

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