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SIKA COMMODITIES WEEKLY 41 : Le café bondit, le Brent flirte avec 110 dollars

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L'arabica et le pétrole ont dominé les marchés cette semaine, portés par des inquiétudes sur les approvisionnements. Le Brent s'est rapproché de 110 dollars, tandis que le café new-yorkais s'est démarqué du robusta. Le sucre et l'huile de palme ont également progressé, contrairement au cacao, au coton et au caoutchouc.

Cacao : la demande nord-américaine pèse sur les cours

Le cacao termine à 5 645 dollars la tonne à New York, en baisse de 0,35 % sur la semaine. Après un pic à 5 831 dollars jeudi, il a cédé 3,19 % lors de la dernière séance. Les broyages nord-américains ont reculé de 2,5 % sur un an au troisième trimestre, à 109 978 tonnes, décevant les attentes. À l'inverse, ils ont progressé de 29 % en Asie et de 3,2 % en Europe, selon Barchart.

Les difficultés d'accès aux plantations ivoiriennes et d'acheminement des fèves, liées aux fortes pluies, soutiennent néanmoins les cours. Le marché reste ainsi tiraillé entre les risques sur l'offre ouest-africaine et une demande inégale.

Café : l'arabica s'envole, le robusta recule

L'arabica signe la meilleure performance de la semaine, avec un gain de 6,50 %, à 305,60 cents la livre. Les préoccupations sur la qualité de la récolte brésilienne et la sécheresse en Amérique centrale alimentent cette hausse, malgré l'amélioration des pluies au Brésil, favorable à la prochaine récolte. Le robusta londonien recule, lui, de 1,61 %, à 3 414 dollars la tonne.

Au Vietnam, les exportations ont atteint 1,45 million de tonnes sur les neuf premiers mois de l'année, en hausse de 16,2 % sur un an, renforçant les disponibilités asiatiques.

Pétrole : le Brent retrouve les 110 dollars

Le Brent gagne 4,91 % à 109,86 dollars le baril, après avoir touché 110 dollars vendredi. Les tensions au Moyen-Orient, les menaces sur les infrastructures énergétiques saoudiennes et les incertitudes autour du détroit d'Ormuz ravivent les craintes de perturbations des approvisionnements. Les initiatives de mobilisation des réserves stratégiques n'ont pas suffi à dissiper cette prime de risque.

Sucre : le pétrole favorise l'éthanol

Le sucre brut progresse de 2,96 %, à 20,85 cents la livre, malgré un repli de 1,33 % vendredi. La hausse du pétrole renforce l'attractivité de l'éthanol et pourrait inciter les sucreries brésiliennes à consacrer davantage de canne à sa production, au détriment du sucre. Les perspectives de récolte au Brésil et de production en Inde restent également surveillées.

Coton : les aléas météorologiques restent insuffisants

Le coton américain perd 0,67 %, à 80 cents la livre. Les pluies au Texas et les dommages signalés dans le Delta perturbent les récoltes, sans provoquer de hausse durable. Les perspectives d'offre et les débouchés à l'exportation continuent de peser sur les anticipations.

Huile de palme : les exportations soutiennent les cours

L'huile de palme gagne 3,85 %, à 4 769 ringgits la tonne pour le contrat de janvier sur Bursa Malaysia. Selon les sociétés d'inspection, les exportations malaisiennes ont progressé de 43,2 % à 58,3 % entre les 1er et 15 octobre, par rapport à la même période de septembre. En Inde, les importations ont atteint en septembre leur plus haut niveau en sept mois, confirmant la vigueur de la demande.

Caoutchouc : les prises de bénéfices inversent la tendance

Le caoutchouc recule sur les places asiatiques. À Osaka, le contrat RSS3 de mars 2027 perd 2,1 %, à 450,3 yens le kilogramme. À Singapour, le TSR20 de janvier 2027 abandonne 3,9 %, à 251,5 cents américains. Les prises de bénéfices, les liquidations de positions par les fonds et les inquiétudes sur l'économie chinoise ont pesé sur les cours, malgré la hausse du pétrole.

Des marchés guidés par des facteurs distincts

La progression de l'énergie profite au sucre via l'éthanol, mais ne suffit pas à soutenir le coton et le caoutchouc. L'huile de palme bénéficie surtout de ses exportations, tandis que l'écart entre arabica et robusta illustre l'influence des contraintes propres à chaque filière. Pour les exportateurs africains, les gains potentiels sur les matières premières doivent ainsi être mis en regard de la hausse possible des coûts énergétiques et logistiques.

Marcode JEAN-YAYAKA

Publié le 19/10/26 10:26

La Rédaction

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