Au cours du deuxième trimestre 2020, l'indice des prix des matières premières non énergétiques exportées par les Etats de l'UEMOA s'est replié de 2,6%, après une hausse de 2,8%le trimestre précédent.
Dans le détail, cette chute des cours mondiaux a principalement concerné les matières premières agricoles telles que la noix de cajou, le caoutchouc, le coton, le cacao et le café dont les prix ont baissé respectivement de 44% ; 23,1% ; 20,7% ; 3,3% et 13,7% à fin juin 2020, en glissement annuel.
Les cours de la noix de cajou en particulier ont continué d'être affaiblis par une faible demande et une production abondante. Parallèlement, la suspension de l'activité dans la construction automobile et les pneumatiques a érodé la demande de caoutchouc.
Quant aux prix du coton, ils ont également été affectés par la faiblesse de la demande des articles d'habillement, en lien avec la récession économique mondiale et le chômage qu'elle induit.
Par ailleurs, les craintes du ralentissement de la demande mondiale et l'amélioration des perspectives pour la récolte intermédiaire de cacao en Côte d'Ivoire, démarrée au mois d'avril 2020, ont tiré les prix de ce produit à la baisse.
Concernant le café, la chute de la demande a aussi pesé sur les prix.
En revanche, les cours de l'or se sont renchéris de 30,6% à fin juin 2020, en rythme annuel. Cette appréciation des prix de l'or, considérée également comme une valeur refuge, s'explique par la baisse des taux d'intérêt internationaux et à l'incertitude liée à la durée et l'ampleur de la pandémie de Covid-19.
Dans la même veine, les cours de l'huile de palme ont progressé de 8,9% au deuxième trimestre 2020.
Publié le 05/10/20 12:04
Dr Ange Ponou
SN
CEMAC