Principal risque lié à l'activité d'intermédiation bancaire, les créances en souffrance, constituées des créances immobilisées, des créances impayées et des créances douteuses selon la BCEAO, sont ressorties à 3 087,95 milliards FCFA sur les 6 premiers mois de l'année 2022 dans l'UMOA, à un niveau quasi-stable à celui de l'année précédente où il s'était établi à 3 081,49 milliards FCFA.
Cette évolution qui dénote d'une bonne maîtrise du risque de crédit de la part des établissements bancaires dont les encours de crédit ont pourtant progressé nettement de 13,6% (+3 689,55 milliards FCFA) pour atteindre 30 811,61 milliards FCFA fin juin 2022.
Sur ce portefeuille de crédits en souffrance, les banques de l'Union ont constitué des provisions à hauteur de 1 963,65 milliards FCFA, en repli de 4,74% par rapport à la même période en 2021, pour couvrir ces impayés.
En conséquence, les crédits nets en souffrance retombent à 1 124,3 milliards FCFA fin juin 2022, contre 1 020 milliards FCFA fin juin 2021, en hausse de 10,22% en glissement annuel.
Au total, le taux de dégradation net du portefeuille de crédits des banques et établissements financiers de l'Union s'est amélioré à 3,9% fin juin 2022, contre un taux de 4,1% un an plus tôt.
Publié le 23/10/22 17:40
Dr Ange Ponou
SN
CEMAC