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UMOA-Titres : La levée du Togo plébiscitée par les investisseurs

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Le Togo confirme son accès solide aux marchés financiers régionaux. En effet, au terme d'une intervention ce 17 avril, sur le marché des titres publics de l'UMOA, le pays a mobilisé 33 milliards FCFA, une émission marquée par un fort appétit des investisseurs.

Initialement à la recherche de 30 milliards FCFA, le Trésor togolais a opté pour un léger relèvement du montant levé, tout en restant en deçà des offres reçues. L'opération a en effet suscité un carnet d'ordres de 91,83 milliards FCFA, soit un taux de couverture impressionnant de 306,11%. Un niveau qui traduit la confiance soutenue des investisseurs dans la signature souveraine du pays.

Cette levée de fonds s'est appuyée sur une émission simultanée de trois Obligations assimilables du Trésor (OAT), structurées sur des maturités de 3, 5 et 7 ans. Une stratégie qui permet au Togo d'étaler son profil d'endettement, tout en répondant aux préférences variées des investisseurs.

Dans le détail, les OAT à 3 ans ont permis de mobiliser 10 milliards FCFA, avec un rendement moyen pondéré de 6,15%. Les titres à 5 ans ont capté un montant similaire :10,04 milliards FCFA, pour un rendement de 7,19%. La tranche la plus longue, à 7 ans, a concentré la plus importante allocation, avec 12,6 milliards FCFA retenus, assortis d'un rendement moyen de 7,25%. Ce niveau reflète la prime de maturité exigée par les investisseurs dans un contexte de conditions financières régionales encore relativement tendues.

L'un des enseignements majeurs de cette opération réside dans la diversité de la provenance des souscriptions. Les offres retenues proviennent de six des huit États membres de l'Union, illustrant la profondeur croissante du marché régional. Sans surprise, le Togo lui-même arrive en tête des souscriptions avec 17 milliards FCFA. Il est suivi par le Burkina Faso (7,21 milliards FCFA) et le Mali (5 milliards FCFA). D'autres économies majeures ont également participé, notamment la Côte d'Ivoire (2,96 milliards FCFA), le Sénégal (0,55 milliard FCFA) et le Bénin (0,24 milliard FCFA).

Malgré une demande largement excédentaire, les autorités togolaises ont fait preuve de retenue en limitant le montant effectivement levé, avec un taux d'absorption de 35,94%. Ce choix traduit une gestion prudente de la dette, visant à contenir les coûts de financement tout en évitant un recours excessif au marché. Dans un environnement marqué par la remontée des taux d'intérêt et une concurrence accrue entre les États de la région pour capter l'épargne disponible, cette discipline budgétaire apparaît comme un signal positif pour les investisseurs.

Publié le 18/04/26 18:58

Narcisse Angan

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