En toute conformité avec leur stratégie à moyen et long terme de gestion de la dette sur la semaine du 6 Février au 10 février 2023, la Côte d'Ivoire, le Mali, le Benin et le Togo ont sollicité 150 milliards sur le marché des titres publics de l'UMOA. Des opérations favorablement accueillies par les investisseurs qui ont proposé jusqu'à 262,99 milliards FCFA, soit un taux de couverture global de 194,80 %.
Lors de sa 4ieme entrée sur le marché des titres publics pour un objectif de 65 milliards FCFA, La Cote d'ivoire a reçu un carnet de commande spectaculaire de 109 milliards FCFA dont seuls 62 milliards FCFA ont été retenus à des rendements moyens pondérés en hausse pour les maturités 91 jours (40 milliards FCFA) et 3 ans (22 milliards FCFA) respectivement de 3,26 % et de 6,04 %.
Pour son intervention du 8 février 2023, le Mali, confronté à des taux qui touchent les records, n'a préféré retenir que 32,01 milliards FCFA dont 5 milliards FCFA sur la maturité de 91 jours, 3 milliards FCFA sur la maturité de 3 ans et 19,26 milliards FCFA sur celle de 5 ans, soit 5 milliards FCFA de moins que le montant mis en adjudication (35 milliards FCFA). Dans le détail de cette opération, les rendements moyens pondérés de cette opération ont connu des hausses records sur la courbe de taux de la zone à savoir, à 4,19 % pour la maturité de 182 jours, à 7,51 % et 7,13 % pour les maturités de 3 et 5 ans.
Inscrivant le plus important taux de souscription depuis le début de ce nouvel an de 361,37 %, le Benin a mobilisé 15,2 milliards FCFA, soit 200 millions FCFA de plus, face à des propositions qui se sont établies 54,2 milliards FCFA. De fait, ce sont 4 milliards FCFA que le pays a retenu sur la maturité de 3 ans, 11,2 milliards FCFA pour celle 5 ans avec des rendements moyens pondérés de 5,8 % et 5,68 %.
Fermant le bal des levées de ladite semaine ce vendredi 10 février, Le Togo a empoché 34 milliards FCFA sur le Marché des Titres Publics pour un objectif initial de 35 milliards FCFA. Ainsi, l'opération a enregistré une baisse de 21 millions FCFA du montant mis en adjudication avec 15,1 milliards FCFA sur la maturité de 91 jours, 10 milliards FCFA sur la maturité de 3 ans et 9,69 milliards FCFA sur celle de 5 ans. Dans le détail, les rendements moyens pondérés se sont positionnés en hausse à 3,91 % pour la maturité de 91 jours, à 6,30 % pour la maturité de 3 ans et à 6,44 % pour la maturité de 5 ans.
Opérations à venir
Sur la semaine en cours du 13 au 17 février 2022, c'est un total de 4 émissions pour un montant global de 170 milliards FCFA que la Côte d'Ivoire, le Burkina Faso, le Niger et le Sénégal solliciteront sur le marché des titres publics.
Comme la semaine précédente, c'est la Côte d'Ivoire qui ouvrira le bal le mardi 14 en mettant cette fois en adjudication 65 milliards FCFA via une émission simultanée de deux Bons du trésor (BAT 6 mois et 12 mois). Les BAT sont émis à taux multiples, remboursables le premier jour ouvré suivant la date d'échéance et les intérêts sont payables d'avance et précomptés sur la valeur nominale des bons.
La Côte d'Ivoire sera suivie du Burkina Faso qui interviendra le mercredi 15 février pour emprunter 30 milliards FCFA via une émission simultanée de bons du trésor d'une maturité 6 mois et d'obligations de relance de maturité 5 ans. Ici les OAT présentent un coupon de 5,95 % pour la tranche 5 ans.
Quant au Niger, ce sont 35 milliards FCFA qu'il mettra aux enchères le jeudi 16 à travers des BAT de 12 mois et une émission de OAT de 7 ans offrant un taux de coupon de 6 %.
Enfin, le Sénégal fermera le bal sur sa sortie du vendredi 17 pour une levée de 40 milliards FCFA à travers le BAT de 12 mois et des OAT de 3 ans pour un coupon 5,5 %.
Mamadou Diao Barry
Publié le 14/02/23 16:56
La Rédaction
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