La République du Congo a tenu, du 7 au 9 janvier 2026 à Pointe-Noire, sa réunion trimestrielle de fixation des prix des hydrocarbures produits et vendus au quatrième trimestre 2025. Cette rencontre, organisée par Eni Congo, a réuni l'État, les sociétés pétrolières et des experts, conformément aux contrats de partage de production. L'objectif est simple : déterminer les prix de référence servant au calcul des recettes fiscales issues du pétrole, principale source de revenus du pays.
Les chiffres arrêtés montrent que les bruts congolais restent globalement compétitifs. En moyenne, le baril de pétrole congolais a été valorisé à 62,6 dollars sur le trimestre, un niveau proche du prix international de référence, le Brent. Certaines qualités comme le Nkossa Blend ou le Yombo se sont négociées légèrement au-dessus de 63 dollars, tandis que d'autres, comme le Djeno Mélange, ont été vendues autour de 60 dollars. En revanche, les produits associés comme le propane affichent des prix nettement plus bas.
Ces résultats s'expliquent par un contexte international peu porteur en fin d'année 2025. Les marchés pétroliers ont évolué dans une phase de stabilisation, avec un Brent oscillant la plupart du temps entre 60 et 63 dollars le baril. Dans ce cadre, le Congo parvient à écouler ses bruts à des conditions correctes, mais sans bénéficier d'une envolée des prix qui aurait dopé mécaniquement les recettes publiques.
Pour l'État congolais, la compétitivité du pétrole ne suffit plus à garantir des recettes confortables. À ces niveaux de prix, les revenus pétroliers restent sensibles aux variations du marché, alors même que le pays fait face à des besoins budgétaires importants et à une dette élevée. La prochaine réunion de fixation des prix, prévue du 8 au 10 avril 2026, sera donc suivie avec attention. Au-delà des chiffres, elle donnera une indication précieuse sur la capacité du Congo à sécuriser ses recettes pétrolières dans un environnement international toujours incertain.
Idrissa Diakité
La Rédaction
Publié le 13/01/26 12:29