L'année 2025 marque une étape significative dans la trajectoire d'industrialisation du Burkina Faso, avec des résultats tangibles. En effet, ce sont 17 nouvelles unités industrielles (cajou, maïs, farine de blé, etc.) qui ont été mises en service, des entreprises relancées et plus de 600 emplois permanents créés l'année dernière, selon une note du service de communication du gouvernement publiée ce 10 février. Le tout pour un investissement global estimé à 66 milliards FCFA (120 millions de dollars), un signal fort envoyé aux investisseurs et aux acteurs économiques quant à la nouvelle dynamique productive du pays.
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Au-delà des chiffres, c'est une stratégie cohérente qui se déploie, articulée autour de la transformation locale des matières premières, de la relance d'unités en difficulté et de l'amélioration du climat des affaires. L'effort d'investissement consenti en 2025 illustre une mobilisation accrue des capitaux au service du secteur productif. Ce volume d'investissement reflète une amélioration progressive du climat des affaires, dans un environnement régional marqué par de multiples défis sécuritaires et économiques. Pour les analystes, cette performance traduit un regain de confiance des opérateurs économiques, soutenu par des mesures incitatives et une orientation claire des politiques publiques vers la transformation industrielle.
Sous l'impulsion des autorités du pays, l'industrialisation s'impose comme un axe structurant de la politique de développement. Le choix stratégique de privilégier la transformation locale des produits nationaux vise plusieurs objectifs. A savoir, accroître la valeur ajoutée captée sur le territoire ; réduire la dépendance aux importations de produits transformés ; renforcer la souveraineté économique ; et stimuler l'emploi et les revenus.
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Cette orientation marque un repositionnement stratégique du pays passant d'une économie principalement exportatrice de matières premières à un modèle davantage centré sur la production et la transformation locale. La dynamique observée en 2025 suggère l'amorce d'un nouveau cycle industriel. En consolidant ses capacités productives et en encourageant l'investissement industriel, le Burkina Faso cherche à bâtir un modèle économique plus résilient, capable d'absorber les chocs extérieurs et de soutenir une croissance endogène.
Publié le 11/02/26 11:28
Narcisse Angan
SN
CEMAC