Le gouvernement ghanéen prévoit de créer un conseil fiscal indépendant chargé de renforcer la surveillance financière et d'accompagner la prise de décisions budgétaires après la sortie du pays du programme du Fonds monétaire international. Cette initiative vise à assurer une meilleure gouvernance économique et à garantir la stabilité financière sur le long terme.
L'annonce a été faite par le vice-ministre des Finances, Thomas Nyarko Ampem, lors d'une rencontre avec des responsables économiques français. Le projet consiste à constituer un conseil composé de membres ghanéens qui fourniront des recommandations sur la gestion des finances publiques et sur la politique fiscale, assurant un suivi rigoureux des dépenses et des recettes nationales.
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Le vice-ministre a également souligné que le Ghana progresse sur la voie du redressement économique. Selon lui, le pays a atteint une inflation de 3,8 % et les principaux indicateurs macroéconomiques montrent des tendances favorables, résultats en partie attribués au soutien de partenaires internationaux tels que la France. Lors de cette réunion, les échanges ont porté sur le renforcement des liens économiques entre les deux pays, avec un accent particulier sur les opportunités d'investissement dans les infrastructures et l'énergie.
Emmanuelle Boulestreau, chef du département économique régional de France pour le Nigeria et le Ghana, a réaffirmé l'engagement de la France à soutenir le développement du Ghana. Elle a insisté sur le potentiel des entreprises françaises à contribuer à la croissance du pays et à participer à son programme de développement.
Avec ce conseil fiscal indépendant, le Ghana entend renforcer sa maîtrise des politiques économiques et budgétaires après le programme du FMI, tout en consolidant la confiance des partenaires internationaux et des investisseurs.
Fanuelle YAO
Publié le 11/02/26 13:56
La Rédaction
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