Le gouvernement burkinabè met en place un nouvel instrument financier destiné à structurer et renforcer le financement du développement national. Baptisé "Tõogo", le Fonds burkinabè de développement économique et social devient désormais le cadre unique de mobilisation et de gestion de plusieurs mécanismes publics jusque-là dispersés.
Installée officiellement à Ouagadougou par le Secrétaire général du ministère de l'Économie et des Finances, Vieux Abdoul Rachid Soulama, la nouvelle équipe dirigeante aura la charge de piloter ce dispositif stratégique. Nour Ahmadé Guenda prend les rênes de la Direction générale tandis que Kadiatou Oulla/Pare assure la présidence du Conseil d'administration. Leur nomination intervient dans un contexte où l'optimisation des ressources publiques et l'efficacité des interventions de l'État sont devenues des impératifs.
"Tõogo" résulte de la fusion de plusieurs fonds sectoriels, notamment ceux dédiés au soutien des femmes entrepreneures, aux petites et moyennes entreprises, aux travailleurs déflatés et retraités, ainsi qu'aux secteurs culturel et touristique. En regroupant ces instruments sous une seule entité, l'exécutif entend améliorer la cohérence des financements publics, réduire les chevauchements et accroître l'impact économique des ressources engagées.
Les nouvelles autorités du fonds affichent des ambitions claires, assurer une gestion rigoureuse des risques, garantir un impact concret en matière de création d'emplois et de valeur, moderniser la gouvernance et accélérer la digitalisation des procédures. L'objectif est de faire de "Tõogo" un levier performant au service des acteurs économiques et sociaux.
À travers cette réforme, le Burkina Faso cherche à consolider ses outils de financement du développement et à mieux accompagner les initiatives productives, dans un environnement marqué par des défis économiques et budgétaires importants.
Publié le 03/03/26 14:21
La Rédaction
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CEMAC