menu mobile

L’information économique au cœur des marchés africains

Cameroun : Camtel étudie une offre satellitaire pour renforcer la connectivité nationale

BRVMC0000000 - BRVMC
La BRVM Ouvre dans 15h14min

 

CAMTEL, l'opérateur public camerounais de télécommunications, explore de nouvelles voies pour renforcer la connectivité nationale. Après avoir largement investi dans la fibre optique, l'entreprise se tourne désormais vers les solutions satellitaires. Selon un communiqué publié par l'entreprise publique, la directrice générale, Judith Yah Sunday, a rencontré le 8 avril 2026 à Yaoundé une délégation d'Avanti Communications conduite par son directeur général, Kyle Whitehill. " Dans le cadre de sa démarche continue d'innovation et de veille technologique, CAMTEL a accueilli […] une délégation de haut niveau. Cette rencontre a permis d'ouvrir des échanges autour de pistes concrètes de collaboration, notamment dans le domaine des solutions satellitaires ", indique le document.

L'opérateur précise par ailleurs l'orientation technique envisagée : " l'ambition est de compléter l'infrastructure fibre existante afin de construire un réseau plus résilient, inclusif et performant ". Cette approche marque une évolution dans la stratégie de développement du réseau, jusque-là principalement centrée sur la fibre optique.

En effet, si cette dernière constitue la colonne vertébrale du haut débit, son déploiement reste contraint par les coûts d'investissement et les contraintes géographiques. CAMTEL insiste ainsi sur la complémentarité des technologies : " Un réseau performant repose sur l'articulation des solutions. Si la fibre optique constitue le socle des infrastructures à haut débit, les solutions satellitaires permettent de franchir les contraintes géographiques et d'assurer une couverture plus étendue du territoire. L'enjeu n'est donc pas d'opposer les technologies, mais de les articuler de manière cohérente afin de garantir un accès équitable et durable aux services numériques ".

C'est précisément sur ce modèle que repose Avanti Communications. L'entreprise britannique exploite une flotte de satellites de la série HYLAS et commercialise de la capacité auprès d'opérateurs télécoms, d'États et d'acteurs institutionnels. Elle ne construit pas de satellites pour ses partenaires, mais agit comme fournisseur d'infrastructures, en vendant de la bande passante et en accompagnant le déploiement de stations au sol.

Dans le cas camerounais, l'option à l'étude ne consiste donc pas à lancer un satellite national, mais plutôt à acquérir de la capacité satellitaire afin de couvrir les zones non desservies par les réseaux terrestres. Cette approche permettrait d'accélérer l'extension de la couverture sans supporter les coûts et les délais liés à la mise en orbite d'un satellite.

Le recours au satellite s'impose progressivement comme une solution privilégiée dans plusieurs pays d'Afrique centrale confrontés à des contraintes similaires d'accès et de couverture. Au Tchad, les autorités ont ainsi signé, fin janvier, un accord avec Azercosmos portant sur les services satellitaires, la gestion du spectre et le développement d'infrastructures au sol. Le partenariat inclut également des volets liés à la télédétection et à la formation. En République démocratique du Congo, le gouvernement a opté pour une approche différente en confiant à Unicom Airnet la mise en œuvre de son premier satellite national.

 

 Perton Biyiha

Publié le 13/04/26 14:15

La Rédaction

SOYEZ LE PREMIER A REAGIR A CET ARTICLE

Pour poster un commentaire, merci de vous identifier.

1TB3D6JlWYHFYRyKYExVH_fG-btwXiwqdm3g_y4X-3E False