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CEMAC : 670 milliards FCFA levés par syndication sur le marché des titres publics en 2024

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Sur le marché des titres publics de la CEMAC, les États optent de plus en plus pour des émissions par syndication domestique pour mobiliser de la dette auprès des investisseurs régionaux. Selon les données de la BEAC, qui organise le marché des titres, un peu plus de 670,1 milliards FCFA (1,079 milliard de dollars US) ont été levés via ce mécanisme entre janvier et octobre 2024 dont 586,4 milliards FCFA en OTA (Obligations du Trésor Assimilables) et le reste en bons du Trésor (BTA). Cette enveloppe qui représente plus du double de la performance réalisée sur toute l'année 2023 (323,9 milliards FCFA), porte à 1 324 milliards FCFA les fonds mobilisés par syndication depuis 2022.

Voir aussi : CEMAC : Depuis 2020, les États ont titrisé 1 400 milliards FCFA dettes sur le marché monétaire

Concrètement, il s'agit d'une technique d'émission, approuvée par la banque centrale en 2021, à travers laquelle le Trésor public émet des titres de créance par l'intermédiaire d'un groupe formé exclusivement de banques constituées en syndicat et ayant à sa tête un chef de file. Ce type d'opération se différencie des émissions par adjudication (enchères) classiques dans la mesure où l'émetteur et les membres du syndicat négocient à l'avance les conditions de l'opération, notamment les taux d'intérêt et la maturité. Ce qui permet au pays d'être fixé sur l'issue de l'opération avant même son lancement évitant ainsi les échecs qui sont devenus récurrents sur le marché des adjudications.

Signalons qu'à fin octobre 2024, l'encours des dettes étatiques sur le marché régional des titres est calculé à 7 167,7 milliards FCFA, dont 35,4% dus par le Congo, 23,5% par le Gabon et 21,4% par le Cameroun. Côtés investisseurs, les banques (spécialistes en valeur du Trésor ou pas) détiennent 76,2% des titres en circulation contre 18,6% pour les investisseurs institutionnels et seulement 2,9% pour les personnes physiques. Le défi pour la pérennité de cette place financière est de dynamiser le marché secondaire afin d'alléger le portefeuille des banques et de leur permettre de participer aux nouvelles opérations. Un dossier sur lequel la BEAC travaille depuis quelques années, mais peine à trouver une issue favorable.

Cédrick JIONGO

Publié le 09/12/24 12:24

La Rédaction

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