La Banque des États de l'Afrique centrale a mis en adjudication 2 400 milliards FCFA de liquidités en trois semaines, à raison de 800 milliards FCFA par opération, dans le cadre de ses opérations principales d'injection de liquidités. Les trois appels d'offres ont été lancés les 1er, 8 et 15 septembre 2026, avec des dates de valeur fixées respectivement aux 3, 10 et 17 septembre. À chaque fois, les ressources étaient proposées pour une durée de sept jours, au taux minimum de 4,50%.
Les trois enveloppes ont été intégralement servies, soit 800 milliards FCFA lors de chacune des adjudications, soit un cumul de 2 400 milliards FCFA correspondant au volume total mis à disposition par la banque centrale au cours de la période, et non à un stock de 2 400 milliards FCFA restant simultanément dans le système bancaire. Ce mécanisme permet aux établissements de crédit éligibles d'obtenir temporairement des ressources auprès de la BEAC en contrepartie de collatéraux admis au refinancement.
La demande adressée à la banque centrale s'est toutefois renforcée au fil des trois opérations. Les banques ont présenté 806,1 milliards FCFA d'offres lors de la première adjudication, puis 806,9 milliards FCFA lors de la deuxième. Pour l'opération du 15 septembre, les offres ont atteint 903,9 milliards FCFA, soit près de 98 milliards FCFA de plus qu'au début du mois. Le taux de souscription est ainsi passé de 100,76% à 100,86%, avant d'atteindre 112,99% lors de la troisième opération.
Sur l'ensemble des trois adjudications, les établissements participants ont ainsi exprimé 2 516,9 milliards FCFA de demandes, pour 2 400 milliards FCFA effectivement servis. Le nombre de participants a évolué de 14 lors de la première opération à 13 lors de la deuxième, avant de monter à 16 le 15 septembre. Le taux de participation a suivi la même dynamique en fin de période, passant de 36,84% à 34,21%, puis à 42,11%. Ces chiffres montrent que la troisième opération a concentré à la fois le plus grand nombre de participants et le volume de demandes le plus élevé des trois semaines observées.
Le coût du refinancement auprès de la BEAC reste fixé à un plancher de 4,50%, tandis que les taux moyens pondérés des soumissions se sont établis à 4,97%, 4,95% puis 4,86%. Dans le même temps, le taux interbancaire moyen pondéré de référence à sept jours s'est maintenu nettement plus haut, à 6,56%, 6,60% puis 6,50%. L'écart entre le coût minimal du refinancement auprès de la banque centrale et celui observé sur le marché interbancaire est donc resté proche de 2 points de pourcentage au cours des trois opérations de septembre.
Idrissa Diakité
Publié le 21/09/26 12:01
La Rédaction
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