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CEMAC : Yaoundé accueille un colloque pour explorer de nouveaux leviers de financement des infrastructures

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Les 23 et 24 avril 2026, banquiers, régulateurs, investisseurs et responsables publics se réuniront à l'Hôtel Hilton pour la deuxième édition du Colloque financier international (Colfini 2), une rencontre centrée sur les instruments de marché susceptibles de soutenir routes, énergie, eau ou télécommunications dans la zone de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac).Après une première édition consacrée aux épineux dossiers de la dette souveraine, l'événement est cette fois placé sous le thème " Marché financier régional et ingénierie des financements structurés pour les projets d'infrastructures dans la Cemac ".

 Il est toujours organisé par les sociétés de bourse Contacturer Capital S.A., Horus Investment Capital et le cabinet Akoa Mballa & Co, avec le haut parrainage du ministère camerounais des Finances et en partenariat avec la Commission de surveillance du marché financier de l'Afrique centrale (Cosumaf). Ce nouveau rendez-vous intervient dans une période où plusieurs États de la sous-région cherchent des alternatives à l'endettement extérieur classique. Les discussions mettront particulièrement en avant les obligations vertes, les émissions longues maturités et les mécanismes de partenariats public-privé, considérés par de nombreux acteurs comme des leviers encore peu exploités dans l'espace communautaire.

Les panels doivent examiner la capacité des obligations vertes à attirer des investisseurs internationaux sensibles aux critères environnementaux, tout en soutenant des projets énergétiques ou urbains compatibles avec les engagements climatiques. Les débats porteront également sur la titrisation de projets PPP, les fonds spécialisés infrastructures ou encore les mécanismes de co-investissement public-privé susceptibles d'améliorer la bancabilité des projets.

La mobilisation de l'épargne locale constitue un autre thème annoncé. Les organisateurs citent le potentiel des plateformes digitales d'épargne et des solutions destinées aux diasporas, inspirées d'expériences comme l'obligation M-Akiba au Kenya. " L'inclusion financière et l'innovation digitale peuvent élargir la base d'investisseurs et renforcer la profondeur du marché régional ", soulignent les investisseurs.

Plusieurs personnalités du secteur financier international sont attendues à Yaoundé, dont la présidente de la Cosumaf Jacqueline Adiaba-Nkembe, Mehdi Tanani pour Proparco, Badirou-Gafari Schwan du groupe Lazard ou encore l'économiste Bruno Bekolo. Leur présence doit alimenter les échanges sur les standards internationaux de structuration et sur la manière d'adapter ces pratiques aux réalités juridiques et financières de l'Afrique centrale.

La zone Cemac fait face à des besoins d'investissement élevés alors que les marges budgétaires restent contraintes et que la soutenabilité de la dette publique demeure sous surveillance. Dans ce contexte, les marchés de capitaux, encore peu profonds, apparaissent comme un canal possible pour financer à long terme des infrastructures jugées indispensables à la croissance.

Les conclusions attendues de la rencontre devraient inclure des recommandations opérationnelles sur la structuration d'émissions obligataires, la transparence des projets et le renforcement des compétences locales en montage financier. Les organisateurs évoquent aussi la perspective d'un dialogue plus régulier entre pouvoirs publics, régulateurs, banques d'investissement et entreprises porteuses de projets.

Perton Biyiha

Publié le 25/02/26 15:14

La Rédaction

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