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Centrafrique : 30 milliards FCFA pour renforcer la riposte aux crises sanitaires

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À Bangui, les autorités centrafricaines ont enclenché un programme d'un peu plus de 30 milliards de francs CFA destiné à améliorer la prévention et la gestion des urgences sanitaires dans un pays confronté à des vulnérabilités structurelles persistantes. L'initiative, officiellement lancée le 24 mars par le président Faustin Archange Touadéra, s'inscrit dans un contexte marqué par la fragilité du système de santé, les déplacements de populations et la circulation accrue de maladies à potentiel épidémique.

Financé par la Banque mondiale sur une durée de cinq ans, le dispositif vise à corriger les faiblesses révélées lors des crises récentes, notamment les épidémies régionales et la pandémie de Covid-19. Selon les autorités centrafricaines, le programme doit couvrir l'ensemble du territoire et renforcer concrètement les capacités d'anticipation, de détection et de réaction face aux menaces sanitaires. Il repose sur un renforcement des dispositifs de surveillance, l'amélioration des réseaux de laboratoires et la montée en compétence du personnel de santé. Bangui se voit en outre confier un rôle particulier dans l'architecture du dispositif, en accueillant la coordination régionale. Un choix que les autorités interprètent comme un signal de confiance dans la capacité du pays à jouer un rôle moteur dans la coopération sanitaire en Afrique centrale.

Mais ce lancement ne constitue qu'un segment d'un programme bien plus vaste. Il s'agit en réalité de la déclinaison centrafricaine du Programme de sécurité sanitaire en Afrique de l'Ouest et du Centre, dont l'extension à l'Afrique centrale a été validée par la Banque mondiale, selon un communiqué publié en septembre 2025. Ce cadre régional inclut également le Cameroun, la République du Congo et le Tchad, ainsi que les institutions communautaires de la CEMAC, avec pour ambition de renforcer la coordination transfrontalière.

Les données communiquées par la Banque mondiale indiquent que cette phase mobilise 280 millions USD sous forme de dons et de crédits de l'Association internationale de développement (IDA), auxquels s'ajoute un financement additionnel de 10 millions de dollars du Mécanisme de financement mondial dédié aux femmes, aux enfants et aux adolescents. L'ensemble s'inscrit dans une enveloppe globale de 688 millions USD couvrant plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre.

À l'échelle régionale, le programme entend dépasser la logique de réaction aux crises pour structurer des systèmes de santé capables d'anticiper les risques. Il met l'accent sur la surveillance épidémiologique, le développement de réseaux de laboratoires interconnectés et la formation de professionnels, notamment dans les domaines de l'épidémiologie et de la santé animale.  Le dispositif prévoit par ailleurs des investissements dans des infrastructures de santé adaptées aux contraintes climatiques, ainsi que des actions visant à préserver la continuité des services essentiels, en particulier pour les femmes et les enfants.

 Perton Biyiha

Publié le 25/03/26 16:41

La Rédaction

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