Le lancement du Système intégré de gestion et de suivi des déchets industriels dangereux (SIGSDID) ce 15 avril à Abidjan, marque un tournant décisif dans la politique environnementale ivoirienne. Derrière cette avancée technologique, un acteur s'impose comme un maillon clé de cette transformation : le cabinet Tourex Corporate, partenaire technique du projet.
Avec plus de 625 000 tonnes de déchets industriels produits chaque année et des projections dépassant le million de tonnes à l'horizon 2035, la Côte d'Ivoire fait face à un défi majeur. Jusqu'ici, seule une fraction, entre 30 et 40%, de ces déchets était effectivement prise en charge par des circuits agréés, laissant des centaines de milliers de tonnes hors de tout contrôle. C'est dans ce contexte que le ministère ivoirien en charge de l'Environnement et de la Transition écologique, s'emploie à marquer une rupture nette.
Le SIGSDID introduit une innovation majeure, en l'occurrence la traçabilité complète des déchets, depuis leur production jusqu'à leur élimination finale. Grâce à la dématérialisation des bordereaux de suivi (e-BSD), chaque flux devient identifiable, contrôlable et archivé en temps réel. Ce dispositif vise à mettre fin à l'opacité qui a longtemps caractérisé le secteur.
Au-delà de son rôle opérationnel, la plateforme s'inscrit dans une vision plus large, celle d'une gouvernance environnementale modernisée, adossée à l'innovation numérique. Pour les autorités ivoiriennes, il ne s'agit plus seulement de gérer des déchets, mais de structurer un écosystème fiable, transparent et conforme aux standards internationaux. Dans cette dynamique, le SIGSDID devient un levier stratégique. Il permet non seulement de mieux protéger les sols, les eaux et l'air, mais aussi de renforcer la crédibilité du pays auprès des investisseurs et partenaires internationaux.
Tourex Corporate, architecte discret d'une transformation majeure
Si l'État fixe le cap, c'est bien Tourex Corporate qui a contribué à transformer cette ambition en réalité opérationnelle. De l'étude de faisabilité au déploiement, le cabinet a accompagné le ministère à chaque étape, en étroite collaboration avec les structures techniques, notamment le CIAPOL, Centre ivoirien anti-pollution. Le cabinet, représenté par Bilé Jacob Kangah, a souligné la portée concrète du dispositif : une centaine d'acteurs déjà formés, 47 transporteurs et 43 sites de traitement opérationnels, et un système d'agrément désormais entièrement digitalisé.
Au-delà de la technique, Tourex Corporate revendique une approche intégrée, fondée sur le respect des normes et une vision de long terme. Le SIGSDID ne se contente pas de numériser, il restructure en profondeur la chaîne de gestion des déchets industriels. En accompagnant ce projet structurant, Tourex Corporate s'impose comme un acteur de référence dans la transformation digitale des politiques publiques en Afrique de l'Ouest. Le cabinet incarne une nouvelle génération d'expertises locales capables de conjuguer innovation technologique et exigences réglementaires.
Le SIGSDID n'est pas seulement une plateforme. C'est un symbole, celui d'une Côte d'Ivoire qui reprend le contrôle de son développement industriel, en intégrant pleinement les impératifs environnementaux. Et dans cette mutation silencieuse mais décisive, TOUREX Corporate apparaît comme l'un des architectes les plus influents d'un modèle en construction.
Publié le 17/04/26 16:00
Narcisse Angan
SN
CEMAC