menu mobile

L’information économique au cœur des marchés africains

Deuxième réserve mondiale de niobium, le Gabon signe un accord stratégique avec l’Indonésie

BRVMC0000000 - BRVMC
La BRVM Ferme dans 0h48min

Le 16 février 2026, New Energy Metals Holdings Ltd (NEM) et PT Perminas, sous l'égide du fonds souverain indonésien Danantara Indonesia, ont signé un protocole d'accord pour développer le gisement de Maboumine, situé dans le Moyen-Ogooué. Ce site est classé 2e réserve mondiale de niobium et renferme également des terres rares, du tantale, du scandium et des phosphates. Eramet-Comilog en détient 76%. Le gisement est étudié depuis les années 1980 et figure parmi les projets miniers stratégiques identifiés par l'État gabonais. Il est considéré comme l'un des plus importants projets polymétalliques d'Afrique centrale.

Selon les données géologiques disponibles, Maboumine recèle plus de 1,3 milliard de tonnes de ressources minérales, dont plusieurs millions de tonnes d'oxydes de terres rares et de niobium. Le niobium est utilisé dans les aciers haute résistance et les superalliages, un marché mondial estimé à plus de 2 milliards de dollars par an, dominé aujourd'hui à plus de 80% par le Brésil. Les terres rares, indispensables aux aimants permanents, sont au cœur des chaînes de production de véhicules électriques. La demande mondiale de ces minéraux critiques est tirée par la transition énergétique et les technologies de stockage.

L'accord prévoit une chaîne de valeur complète : extraction au Gabon, puis séparation, raffinage, production de métaux et fabrication d'aimants permanents en Indonésie. Le marché mondial des terres rares dépasse 12 milliards de dollars et devrait croître de plus de 8% par an selon les projections industrielles. L'Indonésie applique déjà ce modèle intégré dans la filière nickel, après avoir restreint l'exportation de minerai brut. Les projets pilotes annoncés devraient entrer en phase opérationnelle entre 2026 et 2027.

Pour le Gabon, dont près de 80% des revenus miniers proviennent encore du manganèse, ce partenariat marque l'entrée formelle dans la filière des minerais critiques. Le secteur minier représente environ 6 à 8% du PIB national selon les dernières estimations disponibles. Les minerais stratégiques comme le niobium et les terres rares affichent une valeur unitaire nettement supérieure aux minerais traditionnels. Cette coopération introduit une nouvelle dynamique industrielle dans la province du Moyen-Ogooué.

Publié le 18/02/26 13:35

La Rédaction

SOYEZ LE PREMIER A REAGIR A CET ARTICLE

Pour poster un commentaire, merci de vous identifier.

03yjLdrAUCYGH9C912g7tEftRa9eNPrWAesmbZXbofE False