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Gabon : Hydroneo à la rescousse pour la structuration des barrages hydroélectriques d’Irouba et d’Egoumbi

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Le recours acté en Conseil des ministres à la procédure d'entente directe pour les barrages d'Irouba et d'Egoumbi propulse un acteur de référence sur le devant de la scène énergétique nationale, en l'occurrence Hydroneo. Filiale du groupe français Mecamidi en partenariat avec le gestionnaire de fonds panafricain African Infrastructure Investment Managers, le groupe est un développeur et opérateur spécialisé dans les centrales hydroélectriques de petite et moyenne taille en Afrique subsaharienne.

L'arbitrage de l'exécutif en faveur d'Hydroneo pour injecter 54,5 MW sur le réseau interconnecté du Sud est motivé par l'urgence critique du déficit de production électrique qui paralyse le développement industriel de cette partie du pays. Récemment, Hydroneo a d'ailleurs consolidé son assise financière en nouant un partenariat stratégique avec la Société Financière Internationale (SFI), pour lancer les études d'ingénierie détaillées du site d'Irouba (25 MW). Ce soutien des bailleurs multilatéraux offre au gouvernement, une garantie de bancabilité indispensable pour mener à bien ces chantiers complexes.

Ce changement, marqué par le choix d'une procédure négociée de gré à gré, se justifie selon le gouvernement, par l'impératif de contourner les longs délais inhérents aux appels d'offres internationaux classiques. Le Gabon subit des pertes économiques importantes dues aux délestages récurrents et doit importer de l'électricité depuis les pays voisins pour soutenir ses pôles miniers et urbains. Faire appel à un spécialiste déjà positionné sur le terrain et adoubé par la SFI permet d'accélérer la transition énergétique et de stabiliser le réseau dans des délais compressés.


La structuration de ces projets en Partenariat Public-Privé (PPP) concessif soulage par ailleurs, la trésorerie de l'État. En vertu du cadrage budgétaire rigoureux du gouvernement, le Trésor public ne peut assumer seul le coût d'investissement initial de ces centrales. Le modèle économique retenu transfère le risque de construction et de financement vers Hydroneo et ses partenaires financiers, l'État gabonais s'engageant en contrepartie sur un contrat d'achat d'électricité à long terme. Cette stratégie permet ainsi de diversifier le mix énergétique national tout en limitant l'endettement public direct.

Idrissa Diakité

Publié le 26/05/26 11:36

La Rédaction

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