Le Ministre de l'Économie et des Finances, a officiellement présenté ce vendredi le Projet de Loi de Finances (PLF) 2026 devant les députés de la Transition. Cet exercice budgétaire, essentiel pour la relance économique du pays, ouvre une séquence parlementaire intense au cours de laquelle les élus devront examiner et amender le texte dans un délai de 70 jours, avant son adoption définitive. L'enjeu est d'autant plus important que le gouvernement s'est engagé à ne pas recourir au mécanisme d'adoption automatique, privilégiant le débat et la transparence.
Placée sous le signe de la refondation économique, cette feuille de route traduit la volonté du gouvernement de bâtir un modèle de croissance plus performant et inclusif, conforme au projet de société du Président Brice Clotaire Oligui Nguema. Le PLF 2026 se veut donc un instrument de transformation, tourné vers l'efficacité et la maîtrise des dépenses, mais aussi vers la création de valeur dans les secteurs clés de l'économie nationale.
Avec un budget arrêté à 7 233,3 milliards de FCFA, contre 4 204,9 milliards en 2024, le gouvernement franchit un cap historique. Cette hausse substantielle reflète une orientation claire : accroître l'investissement public dans les secteurs porteurs de croissance et à fort impact social tels que l'énergie et l'eau, le BTP, l'agro-industrie, la santé et l'éducation. L'objectif affiché est d'impulser un développement durable, capable de soutenir la diversification économique et la création d'emplois.
Pour les autorités, cette ambition budgétaire marque un tournant stratégique. Elle témoigne d'une volonté politique affirmée de remettre l'État au cœur de l'investissement et d'assurer une meilleure performance de la dépense publique. Reste désormais au Parlement à transformer cette vision en cadre législatif concret, garantissant que chaque franc dépensé serve effectivement à refonder l'économie gabonaise sur des bases solides et productives.
Idrissa Diakité
Publié le 20/10/25 12:18
La Rédaction
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