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Gabon : Le Trésor public décaisse 1,9 milliard FCFA en faveur de Suez pour le plan d'urgence eau

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Dans le cadre du contrat d'assistance technique paraphé en janvier 2026, l'État gabonais vient de matérialiser son engagement financier auprès de la multinationale française Suez. Ce premier virement marque le coup d'envoi opérationnel d'un plan d'urgence destiné à stabiliser une desserte en eau de plus en plus précaire dans l'agglomération de Libreville.

Ce mai 2026, une enveloppe de 1,9 milliard FCFA a été virée sur le compte de Suez Gabon via la Banque des États de l'Afrique Centrale (BEAC). Ce décaissement constitue la première tranche du capital mobilisé par le gouvernement pour activer les leviers d'assistance technique prévus dans l'accord de partenariat avec le géant français.

L'enjeu opérationnel de ce financement est immédiat. Suez Gabon doit engager sans délai des travaux de réhabilitation lourde sur les conduites de transport reliant l'usine de production de Ntoum aux réservoirs de la capitale. Ces infrastructures, vétustes et sujettes à de nombreuses casses, sont la cause principale des ruptures d'approvisionnement qui affectent le quotidien des ménages et des industriels du Grand Libreville.

Ce virement est l'aboutissement d'un processus amorcé le 7 avril 2025 par la signature d'un partenariat stratégique entre la Société d'Énergie et d'Eau du Gabon (SEEG) et Suez. L'avenant conclu à cette occasion définit le périmètre d'intervention de la multinationale : réduction drastique des fuites sur le réseau, modernisation des outils de stockage et transfert de compétences techniques.

Pour Libreville, la sécurisation de la ressource en eau est devenue un impératif de stabilité sociale et un levier de compétitivité économique. En confiant la gestion technique à Suez, l'État gabonais cherche à instaurer un nouveau standard opérationnel pour la SEEG, tout en répondant à l'urgence d'un service public défaillant qui pèse sur l'attractivité de la zone économique spéciale et des pôles urbains.

Si l'arrivée de Suez est perçue comme un gage de rigueur technique, l'exécution de ce plan d'urgence restera scrutée de près par les partenaires au développement. Le succès de cette collaboration dépendra avant tout de la fluidité des décaissements futurs du Trésor pour éviter les retards à l'instar de ceux dans le dossier KarPowerShip et de la capacité de Suez à réduire rapidement le stress hydrique, dans un contexte où la réforme de la gouvernance des entreprises publiques reste une priorité de la feuille de route gouvernementale.

Publié le 18/05/26 16:58

La Rédaction

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