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Gabon : L’IFC et Hydroneo scellent un accord stratégique pour le barrage d’Irouba (25 MW)

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Le secteur énergétique gabonais franchit une nouvelle étape vers sa transition hydroélectrique. La Société Financière Internationale (IFC), bras séculier de la Banque mondiale pour le secteur privé, et le producteur indépendant Hydroneo viennent d'officialiser à Libreville la signature d'un accord crucial pour le développement de la centrale d'Irouba. Ce projet, d'une capacité installée de 25 MW, s'inscrit dans une dynamique de renforcement de l'offre énergétique dans le sud du pays, une zone stratégique pour le développement industriel et minier.

L'accord porte spécifiquement sur le financement et la réalisation des études techniques, environnementales et sociales (EIES), préalables indispensables à la décision finale d'investissement (FID). Pour Hydroneo, déjà engagé sur un portefeuille global de 81 MW au Gabon (incluant les sites d'Egoumbi et Boukondzo), ce partenariat avec l'IFC apporte une caution de bancabilité internationale. Cette structuration rigoureuse vise à attirer les capitaux nécessaires pour transformer ce potentiel en infrastructure réelle, dans un marché où le coût de production thermique pèse lourdement sur les finances publiques.

Cette offensive s'inscrit dans le cadre du plan national d'investissement de plus de 900 milliards FCFA, piloté par Gabon Power Company (GPC). Alors que le pays n'exploite actuellement que 15 % de son potentiel hydroélectrique estimé à 6 000 MW, l'urgence est de mise. La capitale, Libreville, reste vulnérable aux fluctuations de l'offre, comme en témoignent les récentes tensions avec l'opérateur de centrale flottante Karpowership concernant des impayés de 15 milliards FCFA. Le barrage d'Irouba participe donc à la stratégie de souveraineté énergétique visant à réduire la dépendance aux solutions thermiques d'urgence.

À terme, la mise en service d'Irouba viendra consolider le mix énergétique national aux côtés de projets d'envergure tels que Kinguélé Aval (35 MW) ou Ngoulmendjim (82 MW). Pour les autorités gabonaises, notamment le vice-président Alexandre Barro Chambrier, l'enjeu est à la fois de stabiliser le réseau électrique pour soutenir la croissance du PIB et honorer les engagements climatiques du pays. Ce projet symbolise la volonté du Gabon de transformer ses ressources naturelles en levier de compétitivité économique durable à l'échelle de la sous-région CEMAC.

Idrissa Diakité

Publié le 24/03/26 19:44

La Rédaction

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