Le gouvernement équato-guinéen prévoit de durcir les conditions de financement des entreprises et établissements publics à compter du 1er janvier 2027. Selon les informations gouvernementales du 27 octobre 2026, les entités qui n'auront pas régularisé leur situation comptable, fiscale et administrative pourraient voir leurs paiements publics suspendus. Cette mesure, portée par le Premier ministre Manuel Osa Nsue, vise à renforcer le contrôle des ressources budgétaires transférées aux organismes publics, dont plusieurs dépendent du soutien financier de l'État pour assurer leur fonctionnement.
La décision fait suite aux constats présentés par le ministère des Finances concernant le respect des obligations fiscales des entités publiques. Selon le gouvernement, seule une minorité des organismes concernés s'acquitte régulièrement de ses impôts. Les autorités exigent désormais une mise en conformité de leur comptabilité, de leurs documents légaux et de leurs déclarations fiscales. Le dispositif annoncé ferait ainsi du respect des obligations administratives et fiscales une condition préalable au maintien des paiements de l'État.
Le gouvernement souhaite également accélérer le recouvrement des factures d'électricité impayées à la Société d'électricité de Guinée équatoriale (SEGESA). Parmi les mesures envisagées figure la possibilité de déduire directement des subventions publiques les montants dus à l'opérateur électrique. Les établissements débiteurs disposeraient d'un délai d'environ dix jours pour négocier des accords de règlement. Cette procédure permettrait de récupérer certaines créances en utilisant les transferts budgétaires destinés aux organismes concernés.
Cette orientation s'inscrit dans une politique plus stricte de contrôle des entreprises publiques. Au cours de l'année 2026, les autorités ont engagé plusieurs initiatives concernant la gestion financière de ces structures, notamment des audits et des réorganisations administratives. Le gouvernement a également demandé à SEGESA de préparer un plan destiné à améliorer sa rentabilité, à maîtriser ses dépenses et à renforcer la gestion de ses installations électriques. La mesure annoncée pour janvier 2027 marquerait une nouvelle étape, en conditionnant directement les paiements publics au respect des obligations fiscales et comptables.
Publié le 27/10/26 17:57
La Rédaction
SN
CEMAC