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Guinée équatoriale : le chinois Dalian menacé d’éviction dans un chantier immobilier de 18 milliards FCFA

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À Malabo, le ton est monté d'un cran contre le groupe chinois Dalian. Deux ans après le lancement d'un vaste programme de réhabilitation de 5 382 logements sociaux à Malabo et Bata, évalué à 18 milliards de francs CFA, les autorités équato-guinéennes accusent l'entreprise d'avoir pratiquement gelé le chantier malgré les fonds engagés.

Le rappel à l'ordre a été formulé le 25 février par le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue, lors d'une réunion officielle à la résidence présidentielle. Selon les données présentées par le gouvernement, le groupe asiatique n'aurait réhabilité que 12 appartements en deux ans. Sur le plan logistique, l'entreprise n'aurait réceptionné que 32 conteneurs de matériaux permettant de traiter environ 280 logements, alors que 650 conteneurs seraient nécessaires pour couvrir l'ensemble des 5 382 unités concernées.

Le dossier remonte à mars 2024. À cette date, l'exécutif débloque cinq milliards de francs CFA au profit de la société chinoise pour lancer la remise en état des logements, après des plaintes liées à des défauts cachés et à des usages jugés abusifs. Une commission d'inspection est constituée, associant l'entreprise et des superviseurs internationaux expérimentés. Le rapport issu de ces travaux conclut que la réhabilitation complète nécessite 18 milliards de francs CFA.

Selon les autorités, l'État a accepté de supporter la moitié des coûts liés à la mauvaise utilisation des logements, tandis que China Dalian devait couvrir l'autre moitié en raison des défauts techniques identifiés. Pour accélérer le chantier, le vice-président indique avoir obtenu du gouvernement une avance correspondant à plus de la moitié de la contribution publique. Malgré cela, deux ans après le versement initial de cinq milliards de FCFA, les travaux restent quasiment à l'arrêt.

À Malabo, une menace a été formalisée. Si les engagements contractuels ne sont pas respectés dans des délais jugés raisonnables, le contrat pourrait être résilié. Le projet serait alors attribué à une autre entreprise et le différend porté devant les tribunaux. Les autorités préviennent également que l'entreprise s'exposerait à une exclusion durable des marchés publics en Guinée équatoriale.

 

Perton Biyiha

Publié le 27/02/26 16:16

La Rédaction

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