menu mobile
L’information économique au cœur des marchés africains

IDA : 3 milliards USD levés grâce à une première obligation exemptée de la SEC

BRVMC0000000 - BRVMC
La BRVM Ouvre dans 15h1min

L'Association internationale de développement (IDA), bras concessionnel du Groupe de la Banque mondiale dédié aux pays les plus pauvres, vient de franchir un cap sur les marchés de capitaux américains. L'institution a fixé, ce 15 septembre, le prix d'une obligation mondiale de développement durable de 3 milliards de dollars à 5 ans, première émission en dollars bénéficiant de l'exemption d'enregistrement auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC).

L'opération, arrivant à échéance le 25 septembre 2031, a attiré 125 ordres d'achat pour près de 8 milliards de dollars, soit une souscription de 2,6 fois le montant proposé. Plus de 30% de la demande provenait d'investisseurs américains, marquant l'élargissement de la base d'investisseurs accessible à l'IDA depuis l'adoption de cette exemption.

Un accès élargi aux investisseurs américains

Promulguée en mars 2026 après son adoption par le Congrès américain, l'exemption permet à l'IDA de vendre ses titres aux États-Unis sans passer par la procédure d'enregistrement habituellement requise auprès de la SEC. À la clé, une réduction des coûts juridiques et réglementaires, mais surtout un accès plus direct à l'un des principaux marchés mondiaux de capitaux.

Cette évolution rapproche le régime applicable à l'IDA de celui dont bénéficient déjà la Banque internationale pour la reconstruction et le développement et la Société financière internationale.

‘'Cette première obligation exemptée d'enregistrement auprès de la SEC marque une étape importante dans l'évolution de l'IDA en tant qu'émetteur sur les marchés de capitaux'', a déclaré Anshula Kant, directrice générale et directrice financière du Groupe de la Banque mondiale.

Un financement au coût de 4,884%

L'obligation affiche un coupon annuel de 4,875%, versé semestriellement, pour un rendement de 4,884%. Son prix d'émission a été fixé à 99,960%, avec une marge de 7,1 points de base au-dessus du rendement du Treasury américain arrivant à échéance en août 2031.

La répartition des investisseurs confirme le caractère institutionnel de l'opération. Les banques centrales et institutions officielles représentent 48% des allocations, devant les banques, trésoreries bancaires et entreprises avec 38%. Les gestionnaires d'actifs, assureurs et fonds de pension comptent pour les 14% restants.

Sur le plan géographique, les Amériques concentrent 43% des allocations, contre 39% pour l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique et 18% pour l'Asie.

Des capitaux destinés aux pays les plus pauvres

Au-delà de la performance de marché, l'enjeu est celui de la mobilisation de ressources supplémentaires en faveur du développement. Depuis sa création en 1960, l'IDA affirme avoir investi plus de 632 milliards de dollars dans 115 pays.

Les fonds levés sur le marché obligataire servent à financer des projets et programmes de développement durable dans les pays éligibles, notamment dans les infrastructures, le capital humain, la croissance économique et la résilience sociale.

‘'Cette opération permet de concrétiser les capitaux en actions concrètes pour le développement'', a souligné Jon Klein, responsable des marchés de capitaux EMEA chez Bank of America, l'un des 4 chefs de file de l'émission avec BMO Capital Markets, Citi et JP Morgan.

Publié le 16/09/26 17:23

Dr Ange Ponou

SOYEZ LE PREMIER A REAGIR A CET ARTICLE

Pour poster un commentaire, merci de vous identifier.

n_1KoZz5jW8HwHQOo_0eBoGmzTpPjX8eVG-A6sPNvLA False