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Interview/Yacouba SARE, directeur général de Coris Bourse

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Yacouba SARE, directeur général de Coris Bourse : 

Nous sommes leader aujourd'hui en termes de solidité financière avec un capital de 2 milliards FCFA et des fonds propres de plus de 10 milliards FCFA. 

 

En dix ans d'activité, Coris Bourse s'est révélé être un acteur majeur du marché financier régional de l'UEMOA. Avec un profil remarquable - un capital de 2 milliards FCFA et des fonds propres de plus de 10 milliards FCFA –, la SGI, qui a figuré en 2020 dans le top 5 des plus importantes SGI et Teneurs de compte de la région, poursuit son expansion après une implantation dans 5 pays déjà.

Yacouba Saré, le directeur général de la société du groupe Coris, nous parle des grandes réalisations de la décennie et donne son analyse fort intéressante sur l'impact de la crise et ses projections pour le marché régional.

 

En 10 années d'exercice, Coris Bourse s'est distingué comme un acteur qui compte sur le marché financier de l'UEMOA ; la société a figuré dans le top 3 des plus gros conservateurs de titres de la zone en 2019. Quel bilan pouvez-vous faire de cette première décennie d'activité ?

Le 26 octobre 2010 marque l'entrée de Coris Bourse dans la grande famille des Sociétés de Gestion et d'Intermédiation (SGI) de l'UEMOA. Il faut dire que l'entrée en scène de notre SGI s'est opérée dans un contexte difficile marqué par la crise post-électorale en Côte d'Ivoire, mais nous avons pu rapidement surmonter les difficultés de début et faire preuve d'anticipation et d'innovation pour maintenir notre société sur les rails de la croissance.

Nous retenons de ce parcours un bilan satisfaisant et honorable tant dans l'accompagnement des partenaires que dans la contribution au dynamisme économique sous régional, et la promotion de la culture boursière.

Nous sommes leader aujourd'hui en termes de solidité financière avec un capital de 2 milliards FCFA et des fonds propres de plus de 10 milliards FCFA. 

En dix années d'existence, notre société a pu se placer comme un partenaire de référence des grandes opérations du marché financier régional. Nous sommes leader aujourd'hui en termes de solidité financière avec un capital de 2 milliards FCFA et des fonds propres de plus de 10 milliards FCFA. Aussi, dans le souci d'assurer la qualité de nos services à nos différents partenaires, nous avions entamé le projet de certification de l'ensemble de nos processus à la norme ISO : 9001-2008. Cette certification a été renouvelée en 2019 et à la version récente (ISO : 9001-2015). Nous sommes ainsi la première SGI de l'espace UEMOA à avoir obtenu cette certification.

Nous sommes ainsi la première SGI de l'espace UEMOA à avoir obtenu la certification ISO : 9001-2015.

 

Qu'est-ce qui vous distingue sur ce marché très concurrentiel qui compte tout de même une trentaine d'acteurs ?

La particularité de Coris Bourse c'est que nous nous sommes efforcés de démystifier la bourse dans notre environnement. En effet, nous acceptons toutes les catégories sociales dans notre portefeuille clients afin de leur permettre de s'initier à l'univers des marchés financiers et d'avoir un portefeuille de titres à la mesure de leur capacité d'épargne après avoir satisfait aux exigences de KYC (Know Your Customer) dans nos livres.

Nous appartenons également à un groupe financier solide et de renommée internationale qui nous donne une certaine crédibilité aux yeux des acteurs du marché.

Nous appartenons également à un groupe financier solide et de renommée internationale qui nous donne une certaine crédibilité aux yeux des acteurs du marché. Cette filiation au groupe nous a permis également de marquer notre ancrage dans les pays de la sous-région où il est déjà présent. 

 

La BCEAO a relevé le niveau de ses injections de liquidité dans l'économie régionale. Cela a-t-il eu un impact sur les opérations de levée sur le marché ?

La BCEAO, afin de limiter l'impact économique de la pandémie sur le système bancaire et de financer les activités économiques et les plans de riposte et de relance des États, à procéder à la baisse de son taux directeur qui est passé de 2,5% à 2% en juin 2020. 

Cette baisse du taux directeur, en plus de la décision de la BCEAO de satisfaire tous les besoins exprimés par les banques, a contribué à rendre le marché monétaire beaucoup plus liquide et de ce fait, les taux d'intérêt proposés sur le marché monétaire ont fortement chuté. Le taux moyen pondéré des adjudications à une semaine est en effet passé de 2,7% en fin mars 2020 à 2,00% en fin juillet soit une baisse de 70 points de base.

 

Plus globalement, comment la crise de la Covid-19 a influencé le marché cette année ?

La BRVM, à l'image des autres bourses en Afrique et dans le monde, n'a pas été épargnée par la crise liée à la Covid-19, notamment via le recul de l'activité économique et les inquiétudes des investisseurs quant à une reprise. L'indice S&P 500, qui regroupe les 500 premières cotations aux États-Unis, a ainsi baissé de 1 000 points entre fin février et fin mars, avant une reprise graduelle depuis. Sur les principales bourses africaines notamment celle de Casablanca, l'indice MASI a cédé en six semaines (mi-février à fin mars), sa progression cumulée pendant près de 15 mois de cotation, en régressant de près de 20%.

Voir aussi - UEMOA : La Covid-19 a redéfini la hiérarchie au niveau des SGI

Voir aussi - UEMOA : Le classement 2020 des Teneurs de comptes

Les bourses de Johannesburg, du Nigéria et de l'Égypte quant à elles perdaient respectivement 12%, 18% et 26% sur la même période.

Au niveau de notre sous-région, la crise sanitaire a ébranlé notre place financière déjà en repli depuis quatre années. Les effets n'ont été plus perceptibles que vers la fin du second trimestre 2020 avant de prendre de l'ampleur sur le mois d'octobre où l'indice BRVM Composite a connu sa plus forte régression de l'année en clôturant la séance du 26 octobre 2020 à 122,22 points contre 157,49 points en début janvier.

 

La BRVM traverse une zone de turbulence depuis 2016 avec la baisse de ses indices et l'exercice 2020 a été marqué par la pandémie de la Covid-19. Comment entrevoyez-vous la conjoncture en 2021 ?

La pandémie de la Covid-19 est apparue à un moment où notre marché était déjà en situation difficile constatée depuis la fin d'année 2016...

  

Merci de retrouver la suite de cette interview dans la dernière édition (février 2021) de notre magazine " Marché Financier : Bilan et Perspectives " qui vient de paraître. Cliquer sur l'image en dessous pour le téléchargement (gratuit).

Jean Mermoz Konandi

Publié le 08/03/21 14:08

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