"Accroître le taux de production locale de médicaments de 6% à 30% d'ici à 2030", tel est l'ambitieux challenge que s'est fixée la Côte d'Ivoire sur ces huit prochaines années, a indiqué Pierre Dimba, ministre en charge de la Santé et de l'Hygiène publique le 28 août dernier au cours d'une rencontre avec les praticiens de la médecine traditionnelle.
Pour l'atteinte de cet ambitieux objectif, le pays compte s'appuyer sur le savoir culturel et traditionnel en matière sanitaire qui demeure riche et très peu exploité. Pierre Dimba a en effet indiqué qu'une stratégie de développement pour la médecine traditionnelle était envisagé dans le cadre de cette visée.
Celle ci consistera selon les détails à l'installation de laboratoires dans 10 pôles sanitaires, à la construction d'une zone industrielle pharmaceutique dédiée, à la mise en place de l'Institut de recherche et développement de la médecine traditionnelle et d'un cadre d'encadrement et de formation des praticiens pour faire de la Côte d'Ivoire un pôle d'excellence dans ce domaine.
Important plus de 90% de ses besoins en produits pharmaceutiques pour une dépense de 228 milliards FCFA en 2020, selon les données de la BCEAO, la Côte d'Ivoire a ces dernières années fait d'importants efforts afin de redynamiser le secteur pharmaceutique notamment en défiscalisation tous les intrants qui entrent dans l'industrie pharmaceutique et des machines, ainsi que la mise en place des zones industrielles à Yopougon.
Publié le 02/09/22 10:00
Olivia Yao
SN
CEMAC