Le Gouvernement équato-guinéen a acté, ce mercredi, la révision du système actuel des redevances aéroportuaires. La décision a été adoptée lors d'une réunion de travail présidée par le Vice-Président de la République au Palais de l'État à Malabo, après l'identification d'éléments jugés susceptibles d'augmenter le coût des billets d'avion et de réduire la compétitivité du secteur aérien national.
Le Vice-Président a demandé une évaluation globale du dispositif en vigueur. Trois axes structurent ce travail : déterminer si les redevances appliquées restent compétitives au regard de celles pratiquées dans d'autres pays africains, identifier d'éventuels chevauchements ou doublons dans les perceptions, et vérifier que les recettes générées sont administrées conformément à la législation nationale et aux normes internationales.
Pour conduire cette révision, le Premier Ministre a été chargé de coordonner une action conjointe associant les ministères des Transports, de l'Aviation civile, des Finances et de la Sécurité, ainsi que les compagnies aériennes et les autres institutions concernées. Un cabinet international d'audit a par ailleurs été mandaté, avec un délai d'une semaine pour présenter un rapport contenant ses conclusions et ses recommandations.
L'Exécutif équato-guinéen entend à travers cette nouvelle mesure, à la fois mettre en place un système de redevances plus équitable, transparent et compétitif, et améliorer la connectivité aérienne du pays. Il s'agit, selon les autorités, d'attirer un plus grand nombre de passagers et d'offrir de meilleures conditions de développement à Ceiba Intercontinental ainsi qu'à l'ensemble du secteur de l'aviation civile nationale.
Cette initiative tranche avec la trajectoire suivie par certains voisins régionaux. Le Gabon a par exemple instauré, le 19 juin 2026, une nouvelle redevance API/PNR entraînant un surcoût d'environ 30 dollars par trajet, dans un pays déjà classé, selon l'AFRAA, en tête des tarifs aéroportuaires les plus élevés d'Afrique. Le choix de Malabo, orienté vers l'allègement plutôt que l'alourdissement de la fiscalité aérienne, s'inscrit ainsi à contre-courant d'une tendance régionale marquée par la multiplication des taxes.
Idrissa Diakité
Publié le 09/07/26 14:06
La Rédaction
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