Le gouvernement burkinabè a décidé de créer l'Académie technologique du Faso, un établissement chargé de former sur le territoire national des ingénieurs dans les domaines les plus stratégiques de la science et de l'industrie. Le décret consacrant la naissance de cette institution, désignée sous le sigle ATF, a été adopté en Conseil des ministres le mercredi 2 juillet, au titre du ministère de l'Économie et des Finances.
La nouvelle académie ambitionne de couvrir un large éventail de spécialités jusqu'ici enseignées, pour l'essentiel, hors des frontières du pays. Les futurs diplômés seront formés à la métallurgie, à la mécanique, à l'énergie, au nucléaire, à l'aéronautique, au génie civil, à la chimie industrielle, aux métiers des mines, au numérique, à la cybersécurité ainsi qu'aux télécommunications. Autant de filières considérées comme déterminantes pour l'avenir économique et technologique du Burkina Faso.
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Derrière ce projet se dessine une ambition politique clairement affichée par les autorités. En choisissant de former localement une élite scientifique et technique, le gouvernement entend réduire la dépendance du pays vis-à-vis de l'extérieur et bâtir sa souveraineté sur des compétences nationales hautement qualifiées. L'ATF devra également servir de levier à l'industrialisation du pays, en fournissant aux secteurs productifs les ressources humaines dont ils ont besoin pour se développer.
L'institution est aussi appelée à devenir un moteur de l'innovation et de la recherche appliquée. Les autorités espèrent qu'en rapprochant la formation des ingénieurs des réalités et des besoins du terrain, l'académie favorisera l'émergence de solutions conçues au Burkina Faso pour répondre aux défis burkinabè, qu'il s'agisse d'exploitation minière, de transition énergétique ou de sécurisation des systèmes d'information.
L'adoption de ce décret ouvre désormais la voie à la mise en place effective de l'établissement. Les prochaines étapes devraient préciser son organisation, ses modalités de recrutement et le calendrier d'ouverture de ses premières filières, autant d'éléments attendus par la communauté éducative et le monde économique.
Fanuelle YAO
Publié le 03/07/26 10:45
La Rédaction
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